| |||||
|
Product search
|
Categories Les_articlesLes_articles
Published on 01/10/2009 18:36 by Shop-Administrator
FOND RETRO-ECLAIREComment réaliser un fond "rétro-éclairé" pour votre aquarium.
Il est des petit détails
qui comptent : le fond du bac revêt par exemple une importance capitale
dans l’aspect général de votre aquarium.
Les traditionnels fonds noirs ou bleu sont des grands classiques de l’aquascaping (les fonds autres qu’unis étant à priori totalement à proscrire), mais une nouvelle tendance est apparue depuis quelques années : les fonds rétroéclairé. Il s’agit simplement de fournir à votre aquarium un fond clair d’où émane une luminosité qui sera susceptible de mettre en valeur le décor aquatique et de modifier son rendu. Comme nous le montre l’exemple suivant, l’impression générale sera très différente selon que le fond est noir ou lumineux : ![]() ![]() Pour réaliser un fond rétroéclairé, deux techniques :
1)avec un fond blanc opaque Selon la taille de votre bac, vous pouvez choisir toutes sortes de fond, de la simple feuille de papier au carton épais, l’important étant que le fond soit bien lisse et uniforme. On trouve par exemple des fonds parfaits - car à la fois légers, rigides et lisses - composés d'une plaque de mousse prise en sandwich entre deux épaisseurs de carton glacé (voir photo ci-après), dans des formats assez grands, dans les magasins de loisirs créatifs ou de fournitures de dessin. ![]() Vous
pouvez opter pour du blanc, mais aussi pour toute autre teinte claire
susceptible de se marier avec votre paysage aquatique (beige, gris très
clair, bleu très clair, etc…).
Ce fond sera ensuite simplement placé derrière l’aquarium, en laissant un espace de quelques centimètres entre la vitre arrière du bac et le fond blanc. Puis vous apporterez la touche finale en positionnant un tube fluorescent - d’une longueur inférieure à celle du bac évidemment ;o) - dans l’espace entre le bac et le fond. Le plus pratique est de poser ce tube sur le meuble, ainsi il sera caché aux yeux des « spectateurs » par l’épaisseur du sol de l’aquarium mais éclairera le fond blanc. ![]() 2) avec une plaque de plexiglas Le principe est le même que précédemment, à la différence près que cette fois, le fond sera plaqué contre la vitre arrière du bac et que l’éclairage sera alors positionné derrière le fond (et non plus entre le fond et le bac). ![]() On
utilisera alors une plaque de plexiglas translucide de quelques
millimètres d'épaisseur (que vous trouverez dans les magasins de
bricolage ou sur internet).
Le résultat, selon l'utilisation de l'une ou l'autre de ces deux techniques, sera légèrement différent :
![]() Avec un fond opaque
![]() Avec une plaque de plexiglas
A vous donc de choisir le rendu que vous préférez, en sachant que :
- la technique de la plaque de plexiglas donnera un fond plus lumineux (attention quand même à ce qu'il ne le soit pas trop) et évitera les éventuels reflets de tubes qu'on peut parfois difficilement éviter avec le fond opaque - la technique du fond opaque rendra plus sensibles les éventuelles variations de couleur de lumière que vous pourrez apporter à votre fond (voir ci-après) - le plexiglas est plus onéreux que le fond opaque - l'une ou l'autre des techniques peut être plus pratique pour vous selon l'installation de votre aquarium Dans
les deux cas de figure, (fond opaque ou plexiglas), il peut être
intéressant de jouer sur l’éclairage pour donner des effets différents,
par exemple :
- placer le tube au dessus du bac (et non en bas), pour qu’il éclaire le fond blanc par le haut - utiliser pour éclairer le fond, non pas un tube fluorescent mais un petit spot, qui donnera alors facilement un aspect de soleil : ![]() -
jouer sur la température de couleur du tube fluorescent : température
basse (3000-5000°K) pour un lumière chaude, dans les tons ocre,
température élevée (10000°K ou plus) pour des tons plus rosés :
![]() Eclairage avec un tube "chaud"
A VOUS DE JOUER...
Published on 13/07/2009 16:13 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - INTRODUCTION
Ce guide s’adresse à ceux qui, s’émerveillant devant les superbes bacs plantés qu’on peut voir, notamment sur Internet, (Concours AGA, AQUATICSCAPERS, ACUAVIDA) ont envie de se lancer dans la création de leur propre jardin aquatique mais pensent la tâche insurmontable et/ou ne savent pas par quel bout commencer… Pas de panique, ce n’est pas si compliqué que ça. Ce petit guide et la fréquentation des forums spécialisés (section "Aquascaping" d'AquAgora, forums anglophones AQUASCAPING WORLD et AQUATICPLANTCENTRAL) devraient vous suffire pour mettre sur pied votre « œuvre végétale »… Nous supposerons comme acquises par le lecteur, les bases de l’aquariophilie générale (nous ne nous étendrons pas, par exemple, sur le cycle de l’azote ou l’entretien de l’aquarium) et nous nous contenterons ici de développer les spécificités des bacs plantés. Ce petit « Manuel du bac planté pour les nuls » présente les notions de base de la création et de la gestion d’un bac planté mais ne prétend pas faire de vous de nouveaux Amano (du moins pas tout de suite). Pour approfondir le sujet, rien ne remplacera votre expérience et vos recherches personnelles.
Tout d’abord, qu’appelle-t-on un « bac planté » ? Un bac planté est comme son nom l’indique : un bac avec des plantes ! Mais, bien entendu, cela ne se limite pas à cette vision réductrice des choses. On peut définir un bac planté comme étant un espace aquatique clos dans lequel le but sera de créer un « ensemble végétal » le plus esthétique possible. La quantité de plantes y sera donc sensiblement plus importante que dans un bac classique et les conditions y seront spécialement adaptées à la maintenance des plantes. En dehors de cela, il existe autant de façons de parvenir à ce but que d’aquariophiles, la seule limitation étant l’imagination de chacun. A priori, un bac densément planté va représenter un lieu de vie très accueillant pour nombre d’espèces animales, de par les impératifs qu’impose la maintenance d’un bac densément planté : - Paramètres physico-chimiques souvent très bons (changements d’eau réguliers et importants, taux de nitrates maintenu très faible par les plantes…). - Densité végétale à même de fournir nombre de cachettes et de territoires, sécurisant les habitants du bac. - Taux d’oxygénation du bac très haut de par la grande activité photosynthétique de la végétation présente (facteur important pour le bon équilibre du bac).
Une dernière chose avant que vous ne fonciez tête baissée dans la mise en route de votre chef d’œuvre : il vous faut être conscient que la création et la maintenance d’un bac planté nécessitent un investissement en temps et en argent légèrement supérieur à ce que demande un aquarium « standard ». En effet, outre les tâches habituelles dévolues à tout possesseur d’aquarium, la taille et le bouturage des plantes, ainsi que des changements d’eau importants augmenteront le temps que vous aurez à passer « les mains dans l’eau ». D’un point de vue financier, il est indéniable que les plus beaux bacs plantés (sauf dans le cas de bacs « Low-tech » que nous verrons par la suite) représentent un investissement légèrement supérieur à la moyenne d’un bac d’eau douce classique. L’éclairage, l’injection de CO2, la fertilisation, le sol nutritif, le « hardscape » nécessitent un effort supplémentaire… Mais grâce à quelques astuces, ce surcoût pourra toutefois être fortement limité.
Exemple de superbe bac planté, réalisé à moindre frais (décantation interne, sol nutritif maison, CO2 artisanal...)
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 13/07/2009 15:14 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 1 LE MATERIEL
Pour offrir des conditions de vie optimales aux plantes, il vous faudra, autant que possible, adapter les caractéristiques de votre bac à leurs besoins. Un éclairage puissant, une injection de CO2 et un bon système de brassage, s'ils ne sont pas totalement indispensables, seront toutefois d'une grande aide. Nous insistons sur l'importance de l'éclairage, qui est le premier élément sur lequel se pencher (d'autant plus que quasiment tous les bacs standards du commerce sont sous-équipés dans ce domaine), en n'oubliant pas bien sûr, qu'un éclairage puissant nécessite une fertilisation en conséquence (CO2, sol riche, fertilisation liquide).
1 - LE BAC
La seule particularité des cuves utilisées pour les
bacs plantés est leur format. Même s’il est bien évidemment possible de
réaliser un bac planté dans n’importe quelle cuve, les amateurs de
jardins aquatiques préfèrent si possible des bacs :
- assez larges, ce qui augmente la surface de plantation et permet plus facilement de donner une impression de profondeur
- relativement peu hauts afin que l’éclairage puisse
être suffisamment puissant au niveau du sol (car l’eau arrête en partie
les rayons lumineux)
Ainsi, plutôt qu’un bac classique de 150x50x60 cm, on préférera par exemple une cuve de 150x60x50 cm.
Pour ces raisons également, les bacs cubiques sont particulièrement appréciés des "aquascapers".
La plantation sera avantageusement mise en valeur par
un fond uni (éviter les miroirs ou les posters de plantes), les
couleurs les plus fréquemment utilisées étant le noir, le bleu, un
blanc/gris très clair ou encore bleu très clair.
Enfin une tendance récente, et donnant des résultats spectaculaires,
consiste à utiliser un fond de couleur claire, placé quelques
centimètres derrière le bac, et éclairé par en-dessous ou par au-dessus
suivant l'effet recherché.
2 - L'ECLAIRAGE
La lumière est l'un des trois éléments primordiaux
pour avoir un beau bac planté (pour rappel, les autres éléments sont le
CO2 et la fertilisation). Intéressons nous à ses différentes
caractéristiques.
2.1 - La puissance
Pour simplifier le calcul, on parle souvent en nombre de watt par litre :
- 1W/l = éclairage puissant
- 1W/2l = éclairage moyen
- 1W/3l = éclairage faible
Cette notion est toutefois assez imprécise et un
calcul basé sur le flux lumineux - mesuré en lumens (lm) - sera plus
adapté. Pour la même puissance, le flux lumineux peut en effet varier
suivant le type d'éclairage et de fabricant. On arrive alors aux
valeurs suivantes :
- 60-80 lm/l = éclairage puissant
- 30-60 lm/l = éclairage moyen
- moins de 20 lm/l = éclairage faible
A noter que cette unité de mesure peut être remplacée
par le lux (un lux correspond à un flux lumineux de 1 lumen couvrant
une surface de 1 mètre carré).
2.2 - La température de couleur
La température de couleur s'exprime en degré Kelvin (°K).
Celle de la lumière du jour ("Daylight") est de 6 500 °K à midi.
Plus la température de couleur est basse, plus la
lumière apparaîtra jaune (voire orange) pour l’œil humain. A l’inverse,
une température de couleur élevée apparaîtra plutôt bleue.
2.3 - Le rendu des couleurs
L'IRC est l'Indice de Rendu de Couleur : cette valeur va de 0 à 100.
Plus l'IRC d'un tube est élevé, plus les couleurs que l'on perçoit sous l'éclairage sont naturelles.
Pour s'y retrouver il existe une nomenclature sur les
références des tubes : 965 signifie par exemple "IRC supérieur à 90"
(le 9) et "température de couleur = 6500°K" (le 65).
2.4 - Le spectre lumineux
Les plantes utilisent tout le spectre lumineux, notamment le rouge.
Les algues utilisent le bleu pour se développer mais n'assimilent pas le rouge.
Une valeur basse de température de couleur correspond
à une lumière à longueur d'onde élevée, donc à dominante rouge. A
l'inverse, une valeur élevée en Kelvin correspond à une lumière à onde
courte, donc à dominante bleue.
2.5 - Les réflecteurs
Ils permettent de rediriger le flux de lumière partant
vers le haut (et qui donc, n’aurait jamais atteint l’aquarium sans
réflecteur) vers le coté opposé (le sol du bac) pour éviter la
déperdition.
2.6 - Quel type d'éclairage utiliser pour mon aquarium ?
- En dessous de 30 litres :
Les lampes "fluocompactes" (ampoules à économie
d'énergie), qui sont très difficiles à se procurer avec une puissance
supérieure à 23 W.
Deux types se distinguent :
- A alimentation électronique intégrée (culot E27) : se trouve facilement dans le commerce, prête à utiliser.
- A alimentation séparée (culot G23, culot 2G27 ou culot 2G10) : à alimenter avec un ballast électronique.
Avantages : Bon marché.
Inconvénient : Difficile de trouver avec une température de couleur de 6 500° K ; spectre lumineux souvent inconnu.
Différents types d'ampoules "éco".
- Bac fermé, supérieur à 30 litres, avec une hauteur nette inférieure à 40 cm :
Tube fluorescent T8 (26 mm de diamètre) : c’est l’éclairage le plus couramment employé.
La longueur du tube est fonction de sa puissance. Un
tube de 25 watts a une longueur de 75 cm alors qu’un tube de 30 watts
atteint 90 cm.
Il doit être alimenté par un ballast ferromagnétique ou électronique.
Avantage : bon marché et facile à trouver dans de nombreux modèles différents.
Inconvénient : peu efficace pour éclairer des bacs hauts.
- Bac ouvert ou fermé, supérieur à 30 litres, avec une hauteur nette supérieure à 40 cm :
Tube fluorescent T5 (16 mm de diamètre) : doit être alimenté par un ballast électronique.
Comme le T8 la dimension du tube est fonction de sa
puissance, mais à longueur égale, cette dernière est plus élevée pour
un tube T5 que pour un T8.
Avantage : grande efficacité lumineuse.
Inconvénients : encore relativement peu de modèles disponibles dans le commerce.
- Bac ouvert, supérieur à 80 litres, avec une hauteur nette supérieure à 40 cm :
Lampe à vapeur de mercure haute pression (HQL) : doit
être alimenté par un ballast ferromagnétique de puissance identique à
la lampe.
Avantage : bon marché.
Inconvénient : piètre rendu de couleurs.
Lampe à iodure métallique (HQI) : doit être alimenté
par un ballast, un amorceur et un condensateur de puissance identique à
la lampe.
Avantage : très grande efficacité lumineuse, excellent rendu des couleurs.
Inconvénient : cher à l'achat.
Projecteur HQI
A noter qu'il est possible de mixer les types
d'éclairage, notamment utiliser des projecteurs HQL ou HQI couplés à
des tubes fluorescents.
Rampe suspendue couplant projecteurs (HQI ou HQL) et tubes T8.
3 - FILTRATION / BRASSAGE
Avoir une eau claire qui facilite la pénétration de la
lumière et qui met en valeur votre bac, un bon équilibre du bac par son
action biologique, des plantes qui reçoivent correctement les
nutriments et puissent éliminer leurs déchets, sont les rôles
classiques de la filtration dans les bac plantés.
3.1 - Les différents type de filtre
- Décantation interne :
Elles sont souvent proposées comme équipement de base
intégré à l'aquarium. Elles ont l'avantage de leur simplicité (absence
de tuyauteries, possibilité d'y intégrer certains équipements). Elles
sont en revanche difficile à dissimuler, et donc contraignantes à ce
niveau pour votre futur "layout". De par leur conception, avec une
aspiration située à proximité du refoulement, et surtout si elles sont
dissimulées par la végétation, le brassage du bac est défavorisé avec
ce type de filtre.
- Filtre extérieur :
C'est la meilleure solution pour un bac planté. Il est
facile de camoufler, au moins en partie, les cannes d'aspiration et de
refoulement, de pouvoir changer leur emplacement pour optimiser le
brassage, d'intégrer dans la tuyauterie extérieure un système de
diffusion du CO2. Il n'y a pas vraiment de modèle-type pour un aquarium
planté, les modèles les plus simples conviennent parfaitement. Seuls
les filtres semi-humides sont à éviter pour ne pas dégazer le CO2.
3.2 - Le dimensionnement du filtre, débit, volume
Pour un bac planté, on considère que le débit horaire
de filtration doit être d'environ 3 ou 4 fois le volume du bac, soit de
300 à 400 l/h théorique pour un bac de 100 litres bruts, afin d'assurer
un brassage suffisant. Le volume disponible pour les masses de
filtration sera au minimum d'environ 3 litres pour un bac de 100
litres.
Les débits annoncés par les différents fabricants sont
des débits à vide, sans masses filtrantes et sans les pertes de charges
dans les tuyauteries. Il est inévitable de perdre environ 30% du débit
théorique une fois le filtre installé et rempli de ses masses de
filtration.
La meilleure place d'un filtre extérieur est sous
l'aquarium, avec coupleurs à robinets sur le filtre et les tuyauteries,
afin de vous faciliter au maximum l'entretien.
L'utilisation de deux filtres à la place d'un équivalent plus gros a certains avantages :
- Plus grande souplesse de l'emplacement des aspirations et rejets afin d'optimiser le brassage.
- Plus grande constance de l'efficacité des masses filtrantes grâce au nettoyage alterné d'un filtre sur deux.
3.3 - Les masses filtrantes
Comme dans tout aquarium, les masses filtrantes ont
plusieurs rôles : mécanique, support bactérien et chimique
(adsorption). En bac planté, comme ailleurs, il existe presque autant
de façons de choisir ses masses filtrantes, et de les installer dans le
filtre, que d'aquariophiles. On peut en déduire qu'il n'y a pas de
vraie spécificité du bac planté à ce niveau. Il en est de même pour la
fréquence des nettoyages : une fois par mois, ou tous les deux mois,
est une bonne base pour commencer.
A noter qu'Amano et certains de ses disciples
utilisent de façon systématique et permanente le charbon actif dans
leurs filtres, en le renouvelant partiellement ou totalement à chaque
nettoyage. Cette pratique est certainement justifiée par l'utilisation
de sols riches et par une forte fertilisation.
Le charbon devient progressivement un excellent
support bactérien, dont l'efficacité s'accroît avec le temps. Si vous
utilisez de façon permanente ou ponctuelle du charbon actif pour
résoudre un problème d'eau trouble, par exemple, choisissez-le de bonne
qualité, c'est à dire sans phosphates qui pourraient favoriser
l'apparition d'algues.
Lors d'apparition d'algues, l'utilisation de résines
anti-phosphates ou anti-nitrates peut être un moyen de palier un
déséquilibre passager du bac. En revanche il est inutile, voire
néfaste, d'utiliser ces résines de façon permanente (voir site de Véronique et GDBP chapitre sur les algues et la chimie de l'eau).
3.4 - Le brassage, position et types de rejets
- Le brassage "en surface" :
Le rejet du filtre se fait au-dessus du niveau de l'eau par une classique canne percée.
Il s'agit là d'une pratique peu répandue en aquarium
planté, parce qu'elle a comme inconvénient a priori de favoriser le
dégazage du CO2 par une mise en contact forcée de l'eau du bac avec
l'air environnant, qui en contient très peu. Elle a quand même
l'avantage de favoriser la pénétration de la lumière dans le bac, en
empêchant la formation d'un voile bactérien en surface, et surtout de
"casser" l'effet miroir de la surface de l'eau.
- Le brassage "en profondeur" :
En permettant une bonne circulation de l'eau dans le
bac, les particules en suspension sont plus facilement entraînées vers
le filtre au lieu de se déposer au sol, la propreté du bac est mieux
assurée. La distribution des nutriments, du CO2 et la température sont
plus homogènes. Surtout, une légère circulation d'eau, au niveau même
des plantes, favorise l'apport direct du CO2 et des nutriments à la
surface des feuilles, et permet l'élimination par celles-ci des déchets
de leur métabolisme.
Un bac densément planté est par nature un obstacle au
brassage. Les massifs de plantes sont des freins à la circulation de
l'eau, et souvent, l'esthétique primant sur la technique, la
dissimulation des aspirations et des rejets de filtres derrière la
végétation ne facilite pas le brassage.
A ce propos, il ne faut pas oublier que la plupart des
photos de magnifiques bacs plantés sont prises après démontage des
installations techniques pour la circonstance.
Chaque bac étant un cas particulier, il est impossible
de donner des règles et des chiffres selon les dimensions du bac par
exemple. Il est en revanche des symptômes qui peuvent être révélateurs
d'une insuffisance de brassage :
- cumuls localisés au sol de déchets ("mulm"),
- croissance non homogène d'une espèce de plante.
Malgré des paramètres apparemment identiques (sol,
éclairage), une plante qui pousse mieux à un endroit qu'à un autre peut
révéler une insuffisance locale de brassage, comme dans l'exemple ci
dessous :
Voici deux photos du coin gauche d'un bac :
Photo prise le 09/07/06 :
La Glossostigma elatinoides plantée fin novembre 2005 peine à coloniser ce coin, alors qu'elle pousse plutôt bien ailleurs.
Photo prise le 15/08/06 :
Installation à 6 cm du sol du rejet du filtre 300 l/h
dans cette zone le 09/07/06, c'est à dire tout de suite après la
première photo. Ce rejet a été alimenté par une pompe de 600 l/h le
31/07/06, à la place du filtre qui rejette désormais en haut à gauche.
Les autres paramètres du bac n'ont pas été modifiés entre les deux photos. L'effet local sur la Glossostigma
est vraiment spectaculaire, mais l'ensemble des plantes du bac en a
profité. Ce bac de 321 litres bruts était certainement sous-équipé avec
seulement 2 filtres de 300 l/h (débit réel). L'ajout d'une pompe de
brassage supplémentaire de 600 l/h a permis de pallier à l'insuffisance
du débit des filtres.
Pour ce brassage en profondeur, on utilise
généralement une canne de gros diamètre, 2 cm environ, percée tous les
2 à 3 cm de trous de 2 à 3 mm. Le but n'est pas de créer des jets
puissants, mais de générer un courant bien reparti. Cette canne peut
être positionnée à quelques centimètres au-dessus du sol, et
positionnée derrière les massifs sur la vitre arrière du bac, là où la
circulation est souvent la plus mauvaise. Pour les moins bricoleurs, il
est possible d'utiliser des éléments du commerce, tel que celui-ci
vendu par Eheim :
Photo http://www.EHEIM.de
Pour les pompes de brassage, qu'il est toujours
possible de rajouter en cas de brassage insuffisant, il en existe
plusieurs types disponibles :
Immergée type "récifal" TUNZE ou Koralia HYDOR :
Photo http://www.aquadream.fr
L'utilisation d'une petite pompe immergée de ce type
est tentant. L'inconvénient de ce type de pompe est qu'elles ne sont
pas toujours connectables à des cannes d'aspiration et de refoulement.
Il est risqué de vouloir les camoufler dans un massif, car l'aspiration
risque d'être colmatée par les feuilles de nos plantes d'eau douce.
Elles sont utilisées en eau douce dans les très grands volumes, loin de
la végétation et sous la surface.
Immergée connectable NEWJET :
Photo http://www.prompacquari.com
Ce type convient bien à notre application. La pompe
est camouflable assez facilement. Etant immergée, il n'y a pas de
tuyaux à faire sortir du bac. Elles peuvent être un peu bruyantes, les
vibrations étant transmises par les ventouses à la vitre contre
laquelle elles sont posées.
Extérieure EHEIM :
Ce type de pompe "universelle" peut s'installer à
l'extérieur du bac. Le bruit pourra être facilement filtré. Si elles
sont suffisamment puissantes (hauteur de colonne d'eau), elles pourront
être un auxiliaire utile pour remplir votre bac, moyennant quelques
raccords et robinets. L'inconvénient est qu'il faut deux tuyaux
supplémentaires qui sortent du bac.
En ce qui concerne les aspirations de filtre, toutes
celles d'usage courant conviennent pour un bac planté. Les crépines
d'aspiration peuvent être choisies parmi les plus grosses correspondant
au diamètre de votre tuyauterie, afin de minimiser un colmatage par la
végétation qui se trouve à proximité, ou par des feuilles mortes.
Si vous optez pour une sortie de filtre au niveau du
sol, il y a avantage à installer votre aspiration assez haut, à environ
20 cm de la surface. Ceci favorise une bonne circulation dans votre
bac.
4 - L'INJECTION DE CO2
Comme vous pourrez le lire dans le chapitre sur les
facteurs environnementaux, l'apport de CO2 est favorable à la
croissance des plantes. Il est en revanche inutile et dangereux de
vouloir dépasser un taux de 35 mg/l. Le CO2 dissout se dissocie
partiellement sous forme d'acide carbonique H2CO3, qui fait baisser le
pH. Cela facilite l'assimilation de certain oligo-éléments. Le danger
de surdosage en CO2 est réel, reportez vous au tableau pH, KH, CO2 pour
estimer le taux de CO2 dans votre bac.
4.1 - Les différentes sources de CO2
- CO2 biologique (dit aussi "artisanal") :
Cette technique exploite la propriété de certaines
bactéries (levures) de transformer le sucre en éthanol et en CO2, en
milieu clos (anaérobie). Ce procédé a déjà fait l'objet de nombreux
articles dans la presse et sur différents sites. L'investissement de
départ peut être très faible. On le réserve en général à des bacs d'un
volume maximal d'une centaine de litre.
Ce système présente quelques inconvénients :
- la production n'est pas régulière. Elle dépend du temps (pic de production après quelques jours) et de la température
- il y a risque de pollution du bac en cas de
surproduction temporaire. Une partie du contenu de la bouteille peut
être injectée accidentellement dans le bac, avec des conséquences
catastrophiques. Ceci peut être évité par un flacon laveur, installé
après la bouteille
- la production est permanente, l'injection de CO2 se
fera aussi la nuit. Moyennant l'utilisation d'un récipient adapté, il
est possible de coupler une électrovanne pour contrôler la diffusion.
- CO2 industriel (sous pression) :
Les marques de matériel aquariophile proposent des
kits complets avec bouteille sous pression. Il est possible aussi de
s'approvisionner directement auprès des fournisseurs pour brasserie, ou
d'utiliser un extincteur à CO2. Techniquement, même une bouteille de
500g à la capacité de fournir assez de CO2 pour un bac de grand volume,
le problème se pose plutôt sur le plan de la place disponible, de
l'autonomie, du budget et de la facilité d'approvisionnement.
Afin de vous donner une base approximative pour ce
choix, il faut compter pour un bac de 100 litres, alimenté à 20 bulles
par minute, une consommation de 3,6 g par jour, si le bac est alimenté
en permanence.
Ceci donnera une autonomie de :
- 138 jours pour 500 g
- 555 jours pour une bouteille de 2 kg
A savoir sur ce matériel :
- Il n'y a pas de norme pour l'embout fileté des
bouteilles jetables. (les marques Dennerle et Sera ne sont pas
compatibles avec les autres marques, donc leurs manomètres ne le sont pas non plus).
- Les embouts filetés de toutes les bouteilles
rechargeables, y compris les extincteurs sont normalisés (norme DIN
477). Ceci permet de monter tout mano-détendeur respectant cette norme,
sur toutes ces bouteilles.
- Le manomètre indiquant la pression du CO2 dans la
bouteille, environ 55 bars, n'est pas un indicateur de niveau. Quand la
pression commence à chuter, cela veut dire qu'il ne reste plus de CO2
liquide, et qu'il va falloir recharger. La seule façon de connaître la
quantité de gaz restante dans une bouteille affichant une pression de
55 bars est la pesée, la tare est généralement indiquée.
- Afin d'éviter tout risque d'explosion accidentelle, une bouteille doit être ré-éprouvée tout les 10 ans.
- Pour la recharge, certaines animaleries n'acceptent
que les marques dont elles sont dépositaires, d'autres non. Si la
recharge n'est pas faite sur place, vous pouvez attendre plus d'une
semaine avant de récupérer votre bouteille. La recharge peut aussi se
faire ailleurs qu'en animalerie, certaines quincailleries le font, voir
aussi du côté des boutiques ou clubs de "paintball".
Pour toutes vos installations de CO2, utilisez de
préférence du tuyau "spécial CO2", car ce gaz migre facilement à
travers les tuyaux transparents pour pompes à air, et plus encore dans
les tuyaux en silicone. Selon les données fournies par Dennerle, les
pertes en CO2 sur un tuyau de 2 m de longueur, sous une pression de
0,03 bars, mesurées en grammes par an :
- tuyau spécial CO2 : quelques grammes
- tuyau PVC (transparent, modèle courant) : 100 grammes
- tuyau en silicone : 1000 grammes.
4.2 - La diffusion du CO2
Les systèmes de diffusion de CO2, présentés ci-dessous, sont dans un ordre approximatif croissant de capacité de dissolution.
4.2.1 - Les systèmes de diffusion dans le bac
Les deux premiers sont particulièrement adaptés à la
production biologique, avec une faible pression. L'efficacité de la
diffusion du CO2 dans l'ensemble du bac dépendant du brassage, il faut
les installer de préférence dans une zone proche du rejet d'un filtre.
On peut leur reprocher d'être visible dans le bac.
La cloche :
On met une partie déterminée de la surface du bac en
contact direct avec le CO2, contenu dans une boîte sans fond.
L'avantage de ce système est qu'il laisse échapper le CO2 directement à
l'extérieur du bac en cas de surproduction (production biologique).
Flipper ou spirale :
En rallongeant par des chicanes, le parcours des bulles vers la surface, on facilite la dissolution du CO2 :
Photo http://www.auspreiser.de
Photo http://www.tiernarr.ch
Microperler :
Diffuseur en verre poreux ou céramique, produisant des bulles extrêmement fines :
Photo http://www.adaeuro.com
Photo http://www.aquadiskont.com
4.2.2 - Les systèmes de diffusion associés à une pompe
Ces systèmes présentent l'avantage, par rapport aux
précédents, d'obtenir une capacité de diffusion supérieure, et surtout
d'apporter une diffusion dynamique du CO2.
Tunze propose un système à pompe avec venturi, ce
système peut être couplé à une production biologique, et vous
bénéficiez d'une pompe de brassage supplémentaire :
Un diffuseur placé en amont du filtre est proposé par
plusieurs marques. Le CO2 est diffusé au niveau de l'aspiration d'un
filtre, donc facile à camoufler :
Photo http://www.aquarium.lu
Réacteurs : placé sur la tuyauterie d'un filtre
extérieur, ce système d'une grande efficacité, est absolument invisible
dans votre bac. En voici un exemple, mais il en existe d'autres
variantes, dont certaines à la portée des bricoleurs :
Photo http://www.zoocenter-petshop.com
4.2.3 - Le contrôle de la diffusion
Comme il a été dit, le CO2 injecté en trop grande
quantité, outre le gaspillage, représente un danger réel pour votre
population. Afin d'ajuster au mieux cette quantité, en plus des
relations entre pH et KH qui vous permettrons de jauger le CO2 dissout
dans votre bac, il existe aussi des tests.
Test permanents colorimétrique :
Une petite quantité d'eau du bac, mélangée à un
réactif, est mise en communication avec l'eau du bac par
l'intermédiaire d'une poche d'air. L'équilibre des pressions de CO2
entre le bac et le réactif permet de définir (approximativement) le
taux de CO2 dissout.
pH-mètre :
Sans être vraiment nécessaire, c'est l'outil le plus
précis pour évaluer le pH d'un aquarium, et donc de gérer au mieux
l'injection de CO2. C'est à la base une sonde (électrode) couplée à un
voltmètre dédié à cet usage. Dans notre contexte aquariophile, la
précision de la mesure du pH est de l'ordre de 0,1 à 0,2, même si les
valeurs sont affichées à 0,01 près.
Il existe des modèles portables pour environ 70 Euros, tel que celui ci :
Les contrôleurs de pH proposés par les fabricants de
matériel aquariophile, en plus de la mesure comme le type précédent,
permettent l'alimentation ou la coupure d'une électrovanne, à des
seuils que vous aurez définis. Il y a donc optimisation de l'injection
du CO2 par la surveillance permanente du pH.
L'investissement est plus lourd, comptez au moins 150
Euros. La sonde constamment immergée a une durée de vie limitée à 2 ans
maximum, et l'appareil doit être étalonné une fois par mois.
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 13/07/2009 14:45 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 2 LA MAINTENANCE DES PLANTES
1 - INTENSITE LUMINEUSE, QUALITE ET DUREE D'ECLAIRAGE
Ceci étant plus largement abordé dans le chapitre sur
les plantes, nous allons simplement rappeler que l’intensité lumineuse
est un des facteurs-clés pour maintenir des végétaux en bonne santé.
Sans rentrer dans le détail, on peut dire que l’idéal est de fournir
une intensité lumineuse de 1 watt / litre, ceci afin de pouvoir
maintenir l’ensemble des plantes disponibles dans le commerce.
Mais dans ce cas, il ne faut pas oublier que les
autres paramètres doivent « suivre » ! Fertilisation, CO² et brassage
doivent être au top ! Sinon, et si l'on pense ne pas maîtriser assez
ces autres paramètres, il vaut mieux être raisonnable en se contentant
de plantes moins gourmandes en lumière, et en choisissant une intensité
lumineuse de 1 watt / 2 litres.
D'autre part, la répartition spectrale va avoir un
rôle important dans l’apport lumineux : il ne sert en effet à rien de
fournir aux plantes de la lumière inadaptée, ceci va favoriser les
algues qui ont un bien plus grand pouvoir d’adaptation aux conditions
lumineuses fournies…
Le but est de favoriser principalement la
photosynthèse des plantes, mais aussi un certain nombre d’autres
phénomènes nécessitant de la lumière. Il faut donc choisir des lampes
ayant à la fois les pics spectraux favorable à la photosynthèse (480 nm
et 650 nm), et un spectre le plus complet possible.
=> Schéma de la répartition spectrale des plantes et de la lumière du soleil :
![]()
Au niveau de la durée d'éclairage, l'idéal est encore
une fois de reproduire les conditions naturelles, et donc de choisir
une durée moyenne de 12 heures. Néanmoins, cette durée peut-être
diminuée à 10 heures, dans les cas de très fort éclairage (1w/l et
plus).
Une mauvaise idée est de penser qu'un allongement de
la durée d'éclairage pourrait compenser un éclairage trop faible : il
n'en est rien. En réalité, cela ne sert à rien d'éclairer 15 heures,
seules les algues en profiteront (le niveau d'assimilation des plantes,
à partir d'une certaine durée d'éclairage, ne va plus augmenter).
2 - LES PARAMETRES PHYSICO-CHIMIQUES DE L'EAU
Les plantes, que l’on utilise habituellement pour la
réalisation de nos bacs plantés, vivent à l’état naturel dans des cours
d’eau douce tropicaux. Elles préfèrent donc en majorité vivre dans une
eau « assez douce », c’est-à-dire ayant un KH qui se situe entre 4° et
10°.
Il y a bien sûr des exceptions, mais le plus souvent
les plantes « d’eau dure » s’habituent à une eau plus douce (par
exemple : les Vallisneria, dont le lieu de vie naturel est les
grands lacs africains, vont préférer une eau assez dure mais poussent
relativement bien en eau douce).
Au niveau du pH, l’optimum pour la maintenance des
plantes dans un bac planté va se situer entre 6,0 < pH < 7,5,
avec une valeur « idéale » admise de pH = 6,8. Sachant que le pH est
lié à la dureté carbonatée et au taux de CO², il est assez simple de
maintenir ce pH dans nos bacs grâce à une injection régulée de CO².
La composition minérale de l’eau va jouer un rôle
déterminant dans le cycle de vie des plantes. En effet, les plantes
puisant leurs nutriments dans l’eau (et le sol), il est important que
l’eau du bac contienne tous les minéraux, oligo-éléments et
macro-nutriments nécessaires à la croissance des végétaux.Ces minéraux indispensables seront apportés par le
renouvellement partiel (et régulier) de l’eau du bac, et aussi par une
la fertilisation liquide (qui devra être la plus continue possible).
=> Les besoins essentiels d'une plante sont répartis en trois groupes par ordre d'importance et d'assimilation :
1 - Air - Eau => eau, gaz carbonique, oxygène.
2 - Macro-éléments => azote, potassium, calcium, magnésium, phosphore, soufre.
3 - Oligo-éléments => fer, manganèse, cuivre, bore, zinc, molybdène, chlore.
3 - LA TEMPERATURE DE L'EAU
Chaque plante a une certaine plage de tolérance au
niveau température, ainsi qu’une température préférentielle pour sa
croissance… Mais on peut dire sans se tromper, que la majorité des
plantes vont très bien pousser à une température moyenne de 24-26°C.
Les plantes vont accepter temporairement des
températures plus élevées (jusqu’à 30-32°C), mais finiront pas montrer
des signes de faiblesse assez rapidement si le thermomètre monte trop
haut (et les poissons aussi d’ailleurs…). Il faut savoir que les
plantes vont plus facilement supporter des températures élevées, si
elles ont à leur disposition une grande quantité de lumière disponible.
Il faut aussi penser à la population de poissons, qui
a aussi des préférences en terme de température de l’eau du bac. Il va
falloir faire un choix, et plusieurs options s’offrent à nous :
- Vous préférez donner la priorité à vos plantes, donc
vous allez choisir vos poissons en fonction de la température que vous
allez leur imposer, c’est-à-dire 25°C. Il y a beaucoup de poissons qui
trouveront cette température parfaite, il y a donc assez peu de
contraintes à choisir cette température pour votre bac.
- Vous préférez donner la priorité à vos poissons, et
vous allez donc choisir vos végétaux en fonction de leurs aptitudes à
vivre à une température parfois « extrême ». Ainsi, vous voulez
maintenir un banc de Discus, qui nécessitent une eau à 28-30°C. Vous
allez donc choisir des plantes vivant naturellement à cette
température, ou du moins, la supportant sans problème (comme par
exemple les Anubias barteri).
Il ne faut pas oublier qu’il existe dans la nature,
une légère différence de température de l’eau entre le jour et la nuit
(entre 1 et 3°C selon les régions). L’idéal est de reproduire ce cycle
dans votre bac, mais ce n’est pas indispensable, la majorité des
végétaux s’adaptant à une température stable 24h/24. Pour reproduire ce
cycle naturel, il suffit de disposer de 2 résistances chauffantes, une
fonctionnant le jour à 25 °C et une fonctionnant la nuit à 23°C par
exemple (solution facile à mettre en place à l’aide de programmateurs
ménagers).
A noter qu'il existe aussi une variation saisonnière
de la température de l'eau dans la nature, ce cycle permettant le repos
végétatif de certains types de plantes (par exemple le genre Aponogeton). Mais cela devient très complexe à reproduire et d'un intérêt limité pour ce que l'on recherche à faire.
4 - L'APPORT DEN DIOXYDE DE CARBONE (ou gaz carbonique ou CO²)
Une bonne majorité de plantes apprécient d’avoir un
taux de CO² assez élevé, tout du moins un taux plus élevé qu’il ne
l'est « naturellement » dans l’aquarium. Ceci est d’autant plus vrai
que, dans le cas de plantations très denses, la demande globale en CO²
est forcément plus importante.
Il faut savoir que le taux de CO² va très vite être le
facteur « limitant » du bac vis-à-vis de la croissance végétale,
notamment dans le cas des bacs bien éclairés et bien fertilisés. Dans
la majorité des « bacs plantés » tels qu’on cherche à le réaliser (une
plantation très dense avec des plantes rouges et/ou des plantes
gazonnantes), il est assez utopique de penser y arriver sans un apport
de CO²… Ceci étant dit, dans le cas de bacs peu ou moyennement plantés,
avec une population en poissons assez grande et un brassage de surface
réduit au minimum, on peut bien entendu se passer de l’injection de
CO².
Le taux optimum de CO² dans le bac va se situer entre
15 et 35 mg/l. Dans cette fourchette de valeurs, les plantes vont
parfaitement pousser, sans que cela soit dangereux pour les poissons
(le CO² à haute concentration est en effet toxique pour les animaux),
et en cas de KH faible, il y a des risques d’acidose dans le bac. Comme
vu dans le chapitre "matériel", la relation entre le KH, le pH et le
taux de CO² permet de connaître assez précisément le taux de CO² du
bac.
5 - LA FERTILISATION
5.1 - Généralités
Le but de la fertilisation est d’apporter aux végétaux
présents dans l’aquarium, l’ensemble des nutriments nécessaires à leur
croissance. Les plantes ont besoin pour vivre d’un ensemble de
minéraux, d’oligo-éléments et de macro-nutriments assez important,
ayant chacun un rôle déterminant dans la vie végétale.
5.1.1 - Les nutriments nécessaires :
- Macro-éléments :
Azote (N) : NO3-, NH4+ (nitrate, ammonium)
Potassium (K) : K+
Calcium (Ca) : Ca++
Magnésium (Mg) : Mg++
Phosphore (P) : H2PO4-, HPO4-- (orthophosphates)
Soufre (S) : SO4-- (sulfate)
- Oligo-éléments :
Fer (Fe) : Fe+++, Fe++
Manganèse (Mn) : Mn++
Cuivre (Cu) : Cu++, Cu+
Bore (B) : BO3---, B4O7-- (borates)
Zinc (Zn) : Zn++
Molybdène (Mo) : MoO4++ (molybdate)
Chlore (Cl) : Cl-
Les plantes ont plusieurs modes de nutrition : elles
peuvent s’alimenter par les racines, les tiges et les feuilles. Il
existe différents types de plantes, qui ne vont pas se nourrir de la
même façon. Ainsi, certaines plantes exclusivement « aquatiques » ne
vont se pourvoir en nutriments que par les tiges et les feuilles (Ceratophyllum sp., Eregia sp.…).
Par contre, les plantes « palustres » vont se nourrir
à la fois par les racines, les tiges et les feuilles, mais avec une
grande préférence pour la nutrition racinaire pour les plantes des
genres Cryptocoryne, Echinodorus, Aponogeton…
Il convient donc d’apporter les nutriments par toutes
les voies d’absorption possibles, sans en oublier aucune, afin de
satisfaire la variété de plantes présentes dans le bac, qu’elles soient
palustres ou aquatiques. Il y a donc plusieurs moyens complémentaires
de fertiliser un aquarium : la création d’un sol nutritif, que l’on va
compléter par une fertilisation liquide (ajoutée à l’eau du bac).
Dans l'espace clos d'un aquarium, il va être impératif
de compléter les éléments qui ne sont pas « naturellement » assez
présents dans le bac. Il faut savoir que, comme le dit la « loi de
Liebig », si un des éléments vient à manquer, cela va bloquer la
croissance de la plante : on parle alors de facteur limitant. Et cela
même si tous les autres nutriments sont présents en quantités
suffisantes.
5.1.2 - La loi de Liebig :
Le « mieux est l’ennemi du bien » : les excès sont
tout aussi graves (voire pires) que les carences. Un excès d’un
nutriment dans l’eau va en effet entraîner le blocage de son
assimilation par les plantes, voire même celui d’un autre nutriment. Il
faut donc être très vigilant lorsque l’on fertilise un bac planté et
tâcher d’agir avec rigueur et modération.
De plus, l’observation des plantes « au quotidien »
est très important, car cela permet de voir si la fertilisation est
adaptée ou non. On voit en effet très rapidement si les plantes
montrent des signes de « faiblesses » (tâches, nécroses,
décolorations…) ou bien si, au contraire, elles poussent parfaitement
(croissance vigoureuse, couleurs éclatantes, « bullage »…).
5.1.3 - Excès ou carences, réactions en chaîne :
Excès d'ammoniac / ammonium = carence en potassium, en fer.
Excès de potassium = carence en calcium, en magnésium ou en fer.
Excès de soufre = carence en molybdène.
Excès de fer = carence en manganèse.
Excès de cuivre = carence en fer.
5.2 - Le substrat
Le sol doit avoir à la fois un rôle nourricier pour
certaines plantes, et un rôle d’accrochage pour d’autres. Il doit donc
être léger et poreux, afin de ne pas étouffer les racines. Il doit
aussi permettre une très légère circulation de l’eau, afin de favoriser
la croissance des bactéries aérobies du sol et la nutrition des
racines. Cela permet ainsi d’éviter les phénomènes de fermentation du
sol (par des bactéries anaérobies). Enfin, il doit contenir l’ensemble
des nutriments indispensables à la croissance des plantes présentes
dans le bac.
Il existe de très nombreuses solutions pour créer un
sol apte à favoriser la croissance végétale. Voici les solutions les
plus couramment employées, avec un petit descriptif pour chacune d’elle
:
5.2.1 - Sable seul
C’est la solution la moins onéreuse, et aussi la plus
simple à mettre en œuvre. Cela consiste en effet à disposer un sol
composé exclusivement de sable, sans rien ajouter d’autre. Le substrat
doit dans ce cas pouvoir s’enrichir seul (grâce aux déchets végétaux et
aux déjections de poissons), ce qui demande du temps.
Il faut choisir des sables d’assez petite
granulométrie (de 1 à 5 mm maximum), pour favoriser la mise en place
des racines. L’idéal est de mélanger plusieurs sables de granulométrie
différentes, ce qui évite un colmatage trop rapide.
A noter que malgré l’ajout de compléments fertilisants
(boulettes d'argile ou de latérite) aux pieds des plantes les plus
gourmandes, ce sol risque de vite s’épuiser en cas de végétation de
type « palustre » très dense.
5.2.2 - Sols terreux
Le but est de recréer un sol « naturel ». On va donc
essayer de reproduire le « complexe argilo-humique », à l’aide d’un
mélange de véritable terre de bruyère, additionnée d’argile verte et de
sable. Il semble que la recette fonctionnant le mieux soit la suivante
: 60 % de terre de bruyère + 20 % d’argile + 20 % de sable. Il faut
bien tasser votre mélange afin d’éviter la formation de poches de gaz,
qui conduiraient à des phénomènes de fermentation du sol (l’adjonction
de charbon actif peut permettre de diminuer ces risques).
A noter que l’on peut avantageusement remplacer le
sable par de la pouzzolane, matériau bien plus poreux, qui va permettre
de garder un sol plus aéré, et éviter un colmatage trop rapide de cette
sous-couche nutritive.
De plus, il faut savoir que l'argile verte a un léger
impact sur la dureté de l'eau (tendance à durcir l'eau du bac). On peut
remplacer l'argile verte de la recette par de l'argile blanche ou rose,
qui vont plutôt acidifier l'eau.
Il faut bien entendu recouvrir ce sol avec une couche
de quelques centimètres de sable, idéalement en plaçant entre les deux
couches une moustiquaire afin d’éviter le plus possible les remontées
de substrat nutritif.
Avec un sol terreux, la majeure partie des nutriments
provient donc du sol, et certains aquariophiles adoptants cette
solution se passent totalement de fertilisation liquide. Certainement
la solution ayant le meilleur rapport qualité/prix, car très économique
et efficace.
Sol terreux en cours de fabrication
5.2.3 - Sable + Latérite + cordon chauffant
Il s’agit de créer une sous-couche nutritive «
renouvelable » à l’aide de sable mélangé à de la latérite (une roche
argileuse riche en fer), auquel on va adjoindre un cordon chauffant. On
va ensuite placer une couche de sable par-dessus, pour finir le sol.
Cela va créer une réserve nutritive dans le sol (la
latérite a un grand pouvoir de fixation de nutriments). Afin que cette
réserve ne s’épuise pas, on utilise un cordon chauffant. Il va
permettre, grâce à la micro circulation de l’eau qu’il crée dans le
sol, de renouveler les nutriments présents. Et aussi d'éviter que ne
s’accumulent dans le substrat des « toxines » sécrétées par les racines
de certaines plantes, ce qui pourraient ralentir la croissance des
autres plantes.
Pour que cette solution fonctionne bien, il faut que
l’eau contienne suffisamment de nutriments, la fertilisation liquide
aura ici une grande importance.
5.2.4 - Sols nutritifs du commerce (Déponit-Mix de Dennerle, Aquabasis de JBL, TROPICA Substrat…)
Il existe dans le commerce des sols nutritifs
tout prêts à placer directement dans le bac, avec une
couche de sable par-dessus. Ils sont déjà chargés en nutriments, il n’y
a rien à rajouter. Il s’agit le plus souvent de sable auquel ont été
ajoutés des engrais.
On y retrouve aussi des matériaux stockant les
nutriments (argiles ou latérite) et il y est parfois adjoint une petite
part d’humus (sous forme de tourbe le plus souvent). Ils vont donc
fonctionner à la manière des sols vus précédemment. A noter que l’on
peut rajouter un cordon chauffant à ce type de sol, afin d’éviter de
l’épuiser trop rapidement.
Ce type de sol marche très bien et à l’avantage de la
simplicité de mise en œuvre et d’utilisation. Mais ce n’est bien
entendu pas la solution la moins chère !
5.2.5 - Sols complets (Aquasoil d’ADA, Nature Soil d'Oliver KNOTT, Florabase de REDSEA, Flourite de SEACHEM)
Ce sont des sols nutritifs complets qui possèdent des particularités « chimiques ». Ils ont en effet la
faculté de diminuer la dureté de l’eau, et ont un pouvoir tampon sur le
pH de l’eau du bac. Ils sont très chargés en nutriments, et ils ont de
plus, une grande faculté de stockage des minéraux (d’où la baisse de la
dureté de l’eau du bac). On pense qu’il s’agit de roches volcaniques
ayant subi un traitement spécifique, leur conférant ces propriétés
particulières.
De plus, ces sols sont à utiliser sans mettre de
sur-couche de sable. De part leurs facultés, ces sols modifient quelque
peu les habitudes des aquariophiles : gros changements d’eau durant les
premières semaines d’utilisation, impossibilité de connaître le taux de
CO² par la relation pH/kH/CO²… Mais les résultats obtenus avec ce type
de sol sont réellement probants !
C’est un type de substrat fonctionnant très bien, mais
qui demande une certaine expérience. Ils sont assez chers à l’achat,
mais les résultats sont à la hauteur.
En conclusion, nous pouvons dire qu’il n’existe pas de
sol idéal, juste différents choix possibles avec chacun des avantages
et des inconvénients… A vous de choisir selon vos moyens et le type de
bac que vous voulez mettre en place, la solution qui vous paraît la
meilleure.
5.3 - La fertilisation liquide
Comme nous l’avons vu précédemment, il va donc falloir
ajouter régulièrement un produit fertilisant à l’eau du bac. La
fertilisation liquide va apporter aux plantes les éléments dissout dont
elles ont besoin. Mais ceux-ci vont vite être utilisés par les plantes,
ou ne plus être disponibles suite à certaines réactions chimiques
(oxydations, précipitations…).
Il convient donc que la fertilisation liquide soit la
plus régulière et la plus fréquente possible. Si on le peut, l’idéal
est de faire une fertilisation en continu grâce à une pompe doseuse.
Mais déjà en fertilisant une fois par jour, on obtient des résultats
tout à fait satisfaisants (dans le cas d’engrais dont la préconisation
est hebdomadaire, il suffit de diviser la dose par 7 pour en mettre
tous les jours).
On distingue plusieurs catégories d’éléments à introduire dans le bac :
- Les éléments traces : ce sont des composés qui ne
sont utilisés qu’en infime quantité par les plantes, mais qui sont très
fragiles. Bien souvent, l’alimentation et les déchets du métabolisme
des poissons suffisent à fournir ces éléments.
- Les oligo-éléments : ce sont des composés qui sont
utilisés en petite quantité par les plantes, qui sont souvent assez
fragiles. Le principal composé de ce type à surveiller est le fer.
Idéalement, ils doivent être ajoutés tous les jours.
- Les macro-nutriments : ce sont les composés utilisés
en plus grande quantité par les plantes. Ils sont assez résistants, et
peuvent donc n'être ajoutés qu’hebdomadairement.
5.3.1 - Les taux à atteindre pour chaque nutriment
Les taux suivants sont généralement recommandés :
NO3 : 5-10 ppm
PO4 : 0,5-1 ppm
K : 20 ppm
Fe : 0.05 - 0.1 ppm
Pour les oligo-éléments (et dans le cas d’utilisation
d’engrais complets et équilibrés), la solution la plus simple, pour
adapter ses doses d’engrais aux besoins réels du bac, va être de suivre
le taux de fer dans l’aquarium. Les autres oligo-éléments vont ainsi
être mis « proportionnellement » à la bonne dose. Grâce aux tests
disponibles dans le commerce aquariophile, il faut adapter les
quantités introduites dans le bac afin de maintenir un taux de Fer
compris entre 0,05 et 0,1 mg/l.
Pour doser les macro-nutriments, là aussi, un suivi,
grâce à des tests, est possible et souhaitable. Il suffit également de
viser le taux idéal de chacun des macro-nutriments et d’ajuster votre
fertilisation en conséquence. Le but est de maintenir un rapport de 1
pour 10 entre les taux de NO3 et de PO4, ceci afin d'éviter
l'apparation d'algues.
Des outils, disponibles sur internet, vous permettent
de calculer facilement les doses nécessaires. A noter que si la
plantation est faible (ou moyenne) et la population de poissons
relativement importante, il est rare que les nitrates ou les phosphates
viennent à manquer. Mais cela est habituel dans des bacs très plantés,
où l’ajout de nitrates par exemple est extrêmement courant.
5.3.2 - « Fertilisants » du commerce aquariophile
Nous allons essayer de vous présenter les différents
fertilisants que vous pouvez utiliser afin d’amender votre aquarium
planté. Néanmoins, il nous est impossible de tous les présenter ici,
c’est pourquoi nous les avons regroupés par catégories, pour lesquelles
nous allons essayer de faire un résumé sur la façon de les utiliser.
Il s’agit de solutions fertilisantes complètes, dont
les dosages en oligo-éléments sont adaptés à l’utilisation en aquarium.
Ils ne portent pas le nom d’engrais mais celui de fertilisants, car ils
ne contiennent pas de Nitrates et pas de Phosphates (il va donc falloir
en rajouter à part si nécessaire).
L’avantage de ces fertilisants est leur facilité
d’utilisation. Les dosages sont le plus souvent indiqués par le
fabricant, il suffit ensuite de légèrement les adapter pour son bac,
selon les besoins des plantes.
Les fabricants proposent désormais des gammes de
fertilisants avec une déclinaison de produits : un « fertilisant de
fond » (hebdomadaire) qui contient les éléments les plus stables, et un
« fertilisant journalier » contenant les éléments les plus fragiles.
Ils reviennent le plus souvent cher à l’usage, mais sont très simple à
utiliser et de bonne qualité.
Quelques exemples de fertilisants « reconnus » :
Aquacare (Tropica) / Flourish (Seachem) / Profito (Easy-life) / Green Brighty (ADA) / DuplaFert (Dupla) / Ferropol (JBL)
5.3.3 - Anti-chlorose et engrais pour plantes vertes
Dans le but de réaliser des économies, des
aquariophiles ont mis ont point des solutions de fertilisation à base
de produits « anti-chlorose » vendus pour les plantes vertes
d’appartement. A l’instar des fertilisants décrits plus haut, ce sont
des mélanges d’oligo-éléments, qui conviennent bien à l’utilisation en
bac planté. Ils peuvent donc être dosés et utilisés de la même façon.
Par contre, il est rare qu’un seul produit suffise à
apporter l’ensemble des oligo-éléments nécessaires et il faut le plus
souvent en mélanger deux (cela rend le dosage quelque peu compliqué,
mais il existe sur Internet des recettes qui ont fait leurs preuves).
Certains aquariophiles utilisent même des engrais pour
plantes vertes, c’est-à-dire des produits contenant des N/P/K
additionnés d’oligo-éléments. L’inconvénient est que l’on ne peut pas
doser séparément les oligo-éléments et les macro-nutriments, ce qui
rend l’utilisation de ce type de produits assez délicate car peu
adaptable.
C'est la fertilisation la plus économique, qui
fonctionne très bien pour peu que l’on trouve la recette adéquate. Les
mélanges à faire et les dosages sont désormais bien diffusés sur
Internet, ce qui rend cette solution très attrayante. Attention
toutefois aux risques de surdosages, ces produits étant beaucoup plus
concentrés que les fertilisants classiques !
Quelques exemples de produits utilisés :
Algoflash « Soin reverdissant anti-chlorose » / Pokon
« Soin reverdissant » / Algoflash « Soin régénérateur aux
oligo-éléments » (uniquement celui avec N.P.K = 2.1.2) / …
5.3.4 - La méthode « PMDD »
La méthode PMDD (pour "Poor Man’s Dupla Drops" =>
engrais Dupla du pauvre) nous vient du travail de personnes qui ont
voulu créer un engrais à la fois complet, efficace et peu cher. Ils ont
réussi à élaborer une recette assez facile à réaliser, à l’aide de
produits disponibles en pharmacie (seul le mélange d’oligo-éléments est
délicat à trouver, mais on peut en acheter en VPC sur Internet).
Cet engrais à l’avantage de contenir des
oligo-éléments et des macro-nutriments, mais surtout de pouvoir les
doser séparément si nécessaire. Par contre, cela rend l’utilisation
plus complexe, demande plus de suivi et une certaine expérience.
C'est la solution de fertilisation la plus adaptable,
efficace et pas trop chère. Mais ce n’est pas la plus simple à
utiliser, car elle demande quelques ajustements au début. En outre, il
faut apporter le plus grand soin à la préparation du mélange de la
recette.
La recette du PMDD est la suivante :
• 9 g d'un mélange d’oligo-éléments chélatés (7% Fe, 1,3% B, 2% Mn, 0,06% Mo, 0,4% Zn, 0,1% Cu, EDTA, DTPA)
• 14 g de K2SO4 (sulfate de potassium)
• 6 g de KNO3 (nitrate de potassium)
• 33 g de MgSO4.7H2O (sulfate de magnésium hydraté)
• 300 ml d’eau distillée
• 0,5 ml 9M HCl (optionnel)
5.4 - Les changements d’eau
Les renouvellements partiels de l’eau d’un bac planté
ont une importance capitale. Ils vont en effet avoir plusieurs effets
positifs sur la croissance végétale :
- Ils vont permettent d’aspirer les déchets accumulés
dans les zones peu brassées, évitant ainsi toute pollution de l’eau du
bac.
- Ils vont empêcher les possibles accumulations de
nutriments, qui finiraient par bloquer la croissance végétale (l’excès
étant pire que la carence).
- Ils vont apporter certains minéraux indispensables aux plantes.
- Ils vont ainsi favoriser la croissance végétale au
détriment de la croissance des algues. Il a en effet été constaté par
de nombreux aquariophiles que les changements d’eau diminuent les
risques d’apparition des algues.
Ils devront être réguliers et assez importants : au
minimum 15 à 20% du volume du bac par semaine, vous pouvez renouveler
jusqu’à 35% du volume sans problème, bien au contraire. Par contre, il
faut éviter d’aller au-delà (ou pas en une seule fois tout du moins),
pour éviter de déstabiliser le milieu aquatique.
Il faut utiliser une eau ayant les mêmes paramètres
que l’eau déjà présente dans le bac (dureté et température), et
contenant le moins possible de Nitrates et de Phosphates (sauf dans le
cas de bacs très plantés qui demandent que l’on rajoute ces
macro-nutriments, mais c’est un cas assez particulier).
Si votre eau du robinet a les qualités requises, vous
pouvez l’utiliser. Sinon, il faut prévoir l’achat d’un osmoseur afin de
pouvoir préparer une eau aux paramètres adéquats, en mélangeant de
l’eau du robinet et de l’eau osmosée. Enfin, pour être tout à fait sûr
de ce que l’on introduit dans le bac (l’eau du robinet contient parfois
des éléments indésirables…), il est possible de préparer son eau avec
de l’eau osmosée reminéralisée avec des sels spécifiques (il existe des
sels « tout prêts » dans le commerce aquariophile).
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 13/07/2009 11:34 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 3 LES PLANTES, MATERIAU DE BASE
Les plantes étant bien évidemment le matériau de base de tout bac planté, il est nécessaire si l’on veut réussir son jardin aquatique d’apprendre à en connaître les différentes espèces et variétés, ainsi que leurs spécificités. Ceci permettra : - de choisir les plantes qui conviendront aux conditions du bac (ou, à l’inverse, de créer – ou modifier – les conditions du bac afin qu’elles conviennent pour la maintenance des plantes sélectionnées) - de savoir comment les placer, et les planter, non seulement d’un point de vue esthétique, mais aussi afin de leur assurer une croissance saine - de savoir comment les reproduire - de savoir comment les tailler Ainsi la composition de votre plan de plantation devra tenir compte des critères techniques de maintenance de la plante autant que des critères esthétiques, et donc, de votre goût personnel. Pour apprendre à connaître les différentes plantes, un seul moyen : vous renseigner par vous-mêmes à travers les nombreux sites présentant des catalogues de plantes (Catalogue TROPICA, liste AQUABASE, PLANTGEEK, APC plantfinder) ou les quelques livres traitant de la question, le plus recommandable étant l’ouvrage de C. KASSELMANN Plantes d'aquarium. Nous ne prétendons pas ici vous présenter toutes les plantes aquatiques en détail mais juste faire un survol rapide des différents types de plantes afin de vous permettre d’utiliser aux mieux les sources d’informations indiquées ci-dessus.
1 – LES DIFFERENTS TYPES DE PLANTES
1.1 – Plantes aquatiques / plantes palustres
Les plantes réellement « aquatiques » sont
celles qui vivent, dans leur milieu naturel, en permanence immergées et
ont donc développé une grande aptitude à capter les nutriments par leur
feuillage. Elles peuvent être reconnues grâce aux indices suivants :
feuillage souvent très finement découpé (pour offrir une plus grande
surface de contact avec l’eau), tige « molle » ne leur permettant pas
de s’ériger au dessus de la surface de l’eau, système racinaire souvent
réduit ou inexistant.
Parmi ces plantes, on compte aussi bien sûr toutes les
plantes flottantes, qui sont toutefois peu utilisées dans les aquariums
plantés dans la mesure où elles présentent l’inconvénient de priver de
lumière la plantation située en dessous d’elles.
La richesse du sol n’a donc que peu (ou pas du tout) d’influence sur la pousse des plantes aquatiques.
Cabomba furcata, plante aquatique
Les plantes palustres : dans leur milieu
naturel, elles vivent les pieds dans l’eau mais leur feuillage n’est
immergé que pendant la saison humide. Elles sont donc adaptées à la vie
immergée mais tirent le principal de leur « alimentation » du sol,
grâce à leurs racines.
On retrouve dans cette catégorie la grande majorité
des plantes vendues dans le commerce aquariophile. On comprend donc
aisément que ces plantes se développeront mieux sur un sol riche et ce
facteur est à prendre en compte pour leur maintenance en aquarium.
Attention aux « fausses » plantes d’aquarium
Certaines plantes vendues dans le commerce
aquariophile ne sont pas réellement des plantes aquatiques. Il s’agit
de plantes palustres qui sont capables de vivre immergées pendant une
courte période mais qui ne peuvent survivre à long terme dans un
aquarium. Elles dépérissent donc assez rapidement (de quelques semaines
à quelques mois).
Parmi les plus répandues, citons Dracaena, Ophiopogon japonicus, Hemigraphis colorata, Cordelyne, Fittonia ou encore Spatiphyllum.
Ces plantes sont à réserver pour les terrariums ou les paludariums.
Cordelyne
1.2 – Plantes à tige / à collet / à bulbe / à rhizome / mousses
- Plantes à tige : formées d’une tige (eh oui
- Plantes à collet : toutes les tiges (ou les
feuilles) poussent d’un même point appelé le collet. Une seule feuille
par tige (sauf exception). Les espèces principales sont : Blyxa, Cryptocoryne, Cyperus, Echinodorus, Eleocharis, Lilaeopsis, Sagittaria, Vallisneria.
Lors de la plantation, on veillera à ce que ces plantes ne soient pas
enfoncées trop profondément dans le substrat (le collet doit affleurer
à la surface du sol).
Cryptocoryne petchii
- Plantes à bulbe : même principe que les
plantes à collet mais les tiges (ou les feuilles) poussent d’un bulbe,
sorte d’oignon qui peut avoir diverses formes (de sphérique à
cylindrique). Les principales espèces sont : Aponogeton, Barclaya, Crinum, Nymphea.
Le bulbe ne doit pas être enterré (sous peine de pourrir), mais déposé
sur le sol, ou légèrement enfoncé (d’un quart à un tiers de sa
hauteur).
Crinum calamistratum
- Plantes à rhizome : le rhizome ressemble à
une grosse racine de laquelle partent toutes les tiges. Il ne s’agit en
fait pas d’une racine mais d’un organe de stockage de réserves pour la
plante. Le rhizome ne doit pas être enfoui dans le substrat lors de la
plantation ou il risque de pourrir rapidement. Les plantes les plus
courantes de ce type (Anubias, Bolbitis heudelotti) se développent d’ailleurs très bien quand elles sont fixées sur des pierres ou des racines.
- Les mousses : n’ont pas de racines et doivent
donc être fixées sur des pierres ou des pièces de bois, à l’aide de fil
ou de petits filets (du genre des filets dans lesquels sont vendus les
citrons ou les oignons). Après quelques semaines, la mousse sera
accrochée par elle-même sur le support et s’étendra sur sa surface.
Xmas moss (photo http://www.geocities/nature_aquarium)
2 – LA REPRODUCTION DES PLANTES
Reproduire les plantes (ou les laisser se reproduire)
est le moyen le plus économique de remplir votre bac planté, si
toutefois la patience ne vous fait pas défaut.
La technique pour multiplier vos plantes dépend du type de plantes :
Pour les plantes à tige, rien de plus simple,
il vous suffit de couper la tête (ou un rejet latéral) sur une plante
et de la repiquer. On conseille en général, avant de replanter la tige,
de raccourcir les racines à 2-3 centimètres et d’enlever les feuilles
susceptibles de se retrouver sous le niveau du sol (afin d’éviter
qu’elles ne pourrissent en polluant inutilement). Cette bouture
produira rapidement des racines et se développera normalement. Une tige
de quelques centimètres suffit, l’important étant qu’elle dispose tout
de même de quelques feuilles dépassant du substrat.
Les plantes à collet se reproduisent
généralement en produisant des stolons, c'est-à-dire de nouveaux
exemplaires miniatures, poussant sur un rejet rampant ou souterrain
émis par la plante mère. Ces stolons peuvent être laissés tels quels ou
séparés de la plante mère (attendre toutefois qu’ils aient quelques
feuilles) pour être replantés ailleurs.
Plantes à bulbe : elles se reproduisent en
émettant de nouveaux bulbes, accolés à celui de la plante mère, mais
seulement quand la plante mère a atteint une certaine maturité. Ces
nouveaux bulbes peuvent être prélevés par la suite.
Plantes à rhizome : au fur et à mesure du
développement de la plante, le rhizome s’allonge. Il suffira alors de
le sectionner en plusieurs parties pour obtenir de nouvelles plantes,
dont le rhizome se remettra lui aussi à croître.
Rhizome d'Anubia nana
Plantules adventives : pour certaines espèces, de toutes petites plantes peuvent apparaître d’elles-mêmes sur les feuilles (pour les Microsorum, les Ceratopteris ou les Nymphea par exemple), sur les hampes florales (pour les Echinodorus
notamment), voire sur les racines non enfouies. Ces plantules peuvent
être prélevées et replantées dès qu’elles ont atteint une taille
raisonnable (quelques feuilles).
Plantules adventives sur Microsorum pteropus
3 – TAILLER SES PLANTES
Une fois votre bac lancé, si tout se passe bien, il vous faudra rapidement commencer à tailler les plantes.
Là encore la pratique de la taille et l’observation des réactions de chaque plante seront vos meilleurs moyens pour progresser.
Il vous faudra notamment une certaine habitude de
l’exercice pour connaître la vitesse de reprise de chaque plante après
une taille, ce qui vous permettra, par la suite, d’arriver à
synchroniser les tailles des différentes plantes, de manière à ce que
toutes arrivent à la hauteur et l’aspect que vous souhaitez à peu près
au même moment… Exercice difficile !
3.1 - Pourquoi tailler ?
- pour donner à un massif la forme que vous souhaitez
- pour densifier un massif
- pour récupérer des boutures
- pour éviter que des plantes trop grandes (notamment
quand elles commencent à « ramper » à la surface de l’eau) ne fassent
de l’ombre à celles qui sont en dessous
Voilà qui devrait fournir quelques boutures... (Photo Mellonman)
3.2 - Comment tailler ?
Avec des ciseaux (fin et pointus si possible, c’est plus facile) ou à la rigueur, avec vos ongles.
Les techniques de taille dépendent du type de plante :
Pour les plantes à tige, deux techniques :
a) couper les têtes à la hauteur souhaitée (ou plutôt, en dessous pour anticiper la repousse).
Cette technique est la plus facile à mettre en œuvre
et la plus rapide (pas besoin de déraciner tout votre massif) donc la
plus fréquemment employée.
De plus, elle a l’avantage de permettre de densifier
rapidement un massif. En effet, sur chaque tige coupée, il apparaîtra
en général (bien que certaines plantes aient des comportements un peu
différents) deux rejets, légèrement en dessous de l’endroit où vous
avez coupé. Ainsi, si vous repiquez également la tête que vous avez
coupée, vous vous retrouverez bientôt avec trois tiges en croissance de
cette même plante, alors que vous n’en aviez qu’une au départ.
Les inconvénients :
- Une taille sévère laisse les tiges coupées apparentes et votre bac sera donc moins agréable à regarder pendant quelques temps.
- Après un certain nombre de tailles de ce type, la plante a souvent tendance à « s’affaiblir » et ralentir sa croissance.
- À l’endroit où vous aurez coupé, l’ancienne tige
restera généralement telle quelle et ne repoussera pas (seuls les
rejets latéraux repousseront), ce qui peut être inesthétique,
particulièrement pour les plantes dont la tige est très épaisse
b) déraciner, couper le bas des tiges et replanter le haut
Cette technique est plus longue et fastidieuse à
mettre en œuvre. En outre, elle oblige la plante à refaire un système
racinaire à chaque fois que vous procédez à l’opération (ce qui peut
prendre du temps pour certaines plantes).
Par contre, en pratiquant ainsi, vos massifs auront
toujours un aspect attractif, avec des plantes pourvues de jolies têtes
(d’autant plus appréciable dans le cas de plantes dont la tête - étant
mieux éclairée - est plus colorée que le reste de la tige). Par
ailleurs, si certaines plantes ont tendance à se dégarnir du bas, cette
méthode de taille permettra de faire disparaître (temporairement) ces
inesthétiques tiges déplumées.
Pour les plantes à collet
Dans le cas de la majorité de ces plantes, une feuille ne peut être coupée partiellement (sauf les Vallisneria). Une feuille coupée au milieu sera condamnée à court terme.
Dès lors, la seule manière de tailler est de
désépaissir la plante, en coupant à la base les feuilles les plus
grandes ou celles qui sont abîmées.
Pour les plantes à bulbe
Même chose que pour les plantes à collet : couper les
tiges à la base (au ras du bulbe) car la plupart ne repousseront pas si
vous les coupez au milieu.
4 – LE CHOIX DES PLANTES
Naturellement, tout débutant aura tendance à choisir
pour son premier bac planté, les plantes qu’il trouve les plus belles
et ne pourra s’empêcher de vouloir multiplier les espèces et variétés…
Nous sommes tous passés par là…
Afin d’éviter certains désagréments, il convient
cependant de réfléchir posément au choix des plantes, à nouveau en se
documentant sur chaque espèce et variété (Catalogue TROPICA, liste AQUABASE, PLANTGEEK, APC plantfinder ou les quelques livres traitant de la question.)
afin de les sélectionner en toute connaissance de cause, en se fondant
à la fois sur des critères esthétiques et des critères techniques.
4.1 – Critères esthétiques
Dans ce domaine, votre goût personnel est évidemment
le facteur le plus important, et là, nous ne pouvons rien faire pour
vous… ;o)
Cependant, la création d’un jardin aquatique
harmonieux ne se limitera pas à sélectionner les plantes que vous
trouvez les plus belles et les aligner dans votre bac…
Tout comme un peintre étudiera les œuvres de ses
aînés, nous ne pouvons que vous conseiller d’essayer de voir le plus
grand nombre de bacs plantés possibles (voir liens vers les galeries de concours d'Aquascaping au début de cette page)), afin de trouver l’inspiration.
Ceci permettra de passer du stade du choix d’une
plante pour sa beauté à celui du choix d’associations de plantes, de
formes de massifs ou de style de bac par exemple (voir, pour plus de
précisions, le chapitre « Aquascaping »). Dès lors, vous serez plus à
même de choisir les plantes spécifiques qui permettront de réaliser le
« layout » que vous souhaitez.
Votre choix se fera principalement en fonction de :
- la couleur : Du rouge vif au vert éclatant,
en passant par toutes les nuances de brun ou de vert sombre, la couleur
des plantes sera un facteur déterminant pour l’aspect final de
l’aquarium.
La couleur vous permettra notamment de créer des
contrastes (une plante bien rouge se détachant sur une autre d’un vert
intense sera ainsi mieux mise en valeur) ou des jeux d’ombre et de
lumière (en jouant avec des plantes d’un vert tendre et d’autres d’un
vert profond).
Au moment de votre sélection, souvenez vous qu’un
éclairage intense aura tendance à faire rougir les plantes (les plantes
rouges seront plus rouges, certaines plantes qui seraient restées
vertes avec un éclairage moyen auront tendance à rougir ou brunir).
Rotala rotundifolia
- La taille : La majorité des plantes étant
petites à l’achat, il vous faudra connaître la taille "normale"
(hauteur et largeur) de celle que vous voulez, afin d’éviter par
exemple d’acheter un grand Echinodorus qui, à terme, remplira totalement votre bac, d’installer des Vallisneria gigantea (dont les tiges peuvent atteindre 1 ou 2 m) dans un bac de 30 cm de hauteur, de planter en premier plan une Hygrophila
qui cachera rapidement tout ce qui se trouvera derrière elle, ou encore
de planter trop rapprochées des plantes dont la croissance en largeur
sera importante.
Un Echinodorus trop grand pour le bac qui l'héberge et placé trop en avant...
- la taille et la forme de feuilles : Outre leur couleur, la taille et la forme des feuilles est un moyen aisé d’apporter des contrastes dans un bac planté.
On évitera ainsi en général de juxtaposer des plantes ayant un feuillage similaire (Cabomba et Limnophila par exemple) et on préférera varier les formes de feuilles (feuilles rondes, feuilles longues, feuilles finement découpées…).
Les plantes à grandes feuilles sont logiquement à
réserver aux grands bacs. Une plante à grandes feuilles dans un petit
bac le fera paraître plus petit encore.
Attention beaucoup de plantes (la plupart des plantes
palustres) sont vendues dans le commerce avec leur feuillage émergé,
dont la forme et la couleur ne sont pas forcément ceux du feuillage
immergé qui apparaîtra dans votre bac.
4.2 – Critères techniques
Le choix des plantes doit également être fait en
fonction des apports dont chaque plante aura besoin pour se développer
(éclairage, apport de CO2, sol nutritif,…). Inutile en effet de vider
votre bourse pour acheter des plantes qui ne survivront pas dans votre
bac…
Là encore, les annuaires de plantes cités plus haut seront un outil indispensable.
La lumière
Dans ce domaine, les différentes espèces de plantes
ont des besoins très divers. Certaines peuvent se contenter d’un
éclairage faible, voire de la lumière du jour alors que d’autres ne
s’épanouiront pleinement qu’avec un éclairage puissant (de l’ordre de 1
watt par litre d’eau).
Pour vous aider, nous vous proposons deux listes des
plantes les plus courantes, pouvant se contenter d’un éclairage limité
d’une part, très exigeantes en lumière d’autre part.
Eclairage faible (moins d’1W pour 2l) :
- la plupart des Anubias
- Bolbitis heudelottii
- Ceratophyllum demersum
- Toutes les Cryptocoryne
- Hydrocotyle leucocephala
- Hygrophila corymbosa et polysperma
- Microsorum pteropus (fougère de Java)
- Les Vallisneria
- Vesicularia dubyana (mousse de Java)
Eclairage puissant (plus d’1,5W par l) :
- Les Alternanthera
- Les Ammania
- Bacopa caroliniana
- Blyxa japonica
- Les Cabomba
- Didiplis diandra
- Les Eichornia
- Glossostigma elatinoides
- Hemiantus callitrichoides
- Limnophila aromatica
- Ludwigia arcuata, inclinata et glandulosa
- Les Nesaea
- Rotala macranda et rotundifolia
- Shinnersia rivularis
- Les Toninas
La majorité des autres plantes se situent entre ces
deux extrêmes : elles survivront peut être avec un éclairage faible
mais pousseront peu. Un éclairage moyen leur suffira pour s’épanouir.
Un éclairage intense ne leur nuira pas (au contraire) et aura parfois
un effet sur leur couleur, comme indiqué plus haut.
Si malgré tout vous voulez absolument introduire de la Rotala macranda dans votre 400l éclairé par 50w, préparez vous à certaines désillusions…
Signalons enfin que les besoins en éclairage peuvent
influer également sur le placement d’une plante dans l’aquarium :
éviter par exemple de mettre une plante gourmande en lumière aux
extrémités du bac (qui sont souvent moins bien éclairées pour peu que
les tubes soient plus courts que la cuve) ou encore penser que
certaines plantes appréciant un éclairage tamisé se développeront peut
être mieux à l’ombre de plantes plus grandes si votre éclairage est
puissant.
Ludwigia en pleine photosynthèse...
Le CO2
L’apport de CO2 est toujours un plus pour la pousse
des plantes mais rares sont tout de même les espèces pour lesquelles il
est indispensable. On citera toutefois Eusteralis stellata, Riccia (en immergé), Rotala macranda, Limnophila aromatica, Hemianthus callitrichoides cuba, les Tonina et les Eriocaulon, qui auront du mal à donner le meilleur d’elles-mêmes sans un taux élevé de CO2 dans l’eau du bac.
Par contre, même si la plupart des plantes peuvent
individuellement se passer d’un apport de CO2, celui-ci deviendra
quasi-indispensable dans un bac densément planté de plantes à pousse
rapide.
Le sol nutritif
Les plantes d’aquarium ont la particularité de pouvoir
capter les nutriments par leurs racines (comme les plantes terrestres)
mais aussi par leur feuillage.
Nous l’avons vu précédemment, les plantes palustres
s’alimentent préférentiellement par le sol, les plantes aquatiques par
l’eau. A vous donc de choisir les plantes en fonction de la richesse de
votre sol.
Il est par exemple possible de faire fonctionner un
bac densément planté sans sol nutritif, en utilisant principalement des
plantes aquatiques, des plantes pouvant pousser sur racines ou sur
pierres (diverses mousses, Anubias, différentes variétés de fougère de java, Bolbitis heudelotti, Riccia, etc…) ou des plantes palustres peu exigeantes quand à la qualité du sol (Hygrophila notamment).
Les paramètres des l’eau (GH, KH, pH, température)
Bien que toutes les plantes aquatiques aient des
paramètres de prédilection, elles sont également assez tolérantes quant
aux facteurs cités ci-dessus (à part certaines espèces, comme par
exemple les Tonina qui réclament absolument une eau très
douce). Voir le chapitre sur les facteurs environnementaux optimums
pour plus de précisions.
Tonina sp. Belem
Un cas un peu particulier se présente si vous
souhaitez maintenir des Discus ou autres poissons réclamant une eau
plus chaude (autour de 30°C). Votre choix de plantes sera un peu
restreint, certaines espèces ne supportant que temporairement des
températures aussi élevées.
Le courant
La quasi-totalité des plantes se contentent d’un
faible mouvement d’eau autour d’elles (la plupart vivent dans leur
milieu naturel dans des eaux stagnantes ou très peu mouvementées).
Il existe cependant quelques espèces (les Crinum ou Bolibitis heudelotti par exemple) dont le développement sera meilleur si on les place dans une zone de courant plus fort.
À partir de toutes ces données, vous voilà armé pour
trouver les plantes qui conviendront à votre projet, et les placer au
mieux dans votre plan de plantation.
Bon courage…
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 10/07/2009 16:57 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 4 L'AQUASCAPING
1 - LES PRINCIPES DE BASE
1.1 - Définition de l'aquascaping
L'aquascaping correspond à la conception et la mise en
œuvre d'un bac planté, il s'agit donc de l'ensemble des techniques
"artistiques" permettant de créer un paysage aquatique.
On doit à la
fois constituer le "décor" inerte du bac (ce que l'on appelle le "Hardscape")
et définir un schéma de plantation : c'est cet ensemble harmonieux qui
va constituer un bac planté. C'est une étape très importante, qui va
déterminer le style du bac, et l'aspect qu'il aura une fois que les
plantes auront bien poussées. En effet, il faut choisir avant la mise
en route d'un bac ce que l'on souhaite en faire.
Le "Hardscape" est constitué par le sol du bac sur
lequel on peut disposer un décor inerte, tel que des racines, du bois
fossilisé ou des roches.
Le sol peut-être de couleur variable selon les
goûts et l'aspect que l'on souhaite donner au bac. Mais les
déclinaisons de couleurs allant du beige au marron sont les plus
naturelles, avec aussi une possibilité de sol noir afin de bien faire
ressortir les couleurs des plantes. Les autres couleurs sont à
proscrire, car le rendu final est souvent très artificiel. A noter que
vous pouvez créer du relief avec votre sol, mais que le plus souvent,
celui-ci aura tendance à s'égaliser avec le temps.
Le choix des plantes et leur agencement dans le bac
doit aussi être bien réfléchi. Ne pas hésiter à faire des croquis pour
définir le plan de plantation, la représentation "sur le papier" aide à
imaginer les volumes que l'on va créer. Il faut aussi bien vérifier que
les plantes soient adaptées à l'endroit où l'on souhaite les placer (en
terme de vitesse de croissance et de taille adulte).
1.2 - La disposition des plantes
Afin que le bac soit le plus esthétique possible, il y
a certaines règles à observer. Bien entendu, les critères de beauté
étant culturels par définition (selon notre environnement social et
notre éducation, nous n’avons pas la même définition de la beauté…), on
ne va parler ici que des grands principes assez généralement admis pour
créer un bac planté agréable à regarder :
A) Un des principes de bases pour disposer les plantes
est le fait de créer des « étages » dans le bac. Cela créé de la
profondeur, et permet ainsi de mieux voir chaque plante.
On va ainsi
répartir les plantes en trois plans : avant-plan, plan médian et
arrière-plan. Il parait logique de respecter les hauteurs naturelles
des plantes, et donc de les répartir dans les trois plans selon leurs
tailles adultes.
Voici quelques exemples :
- Avant-plan : Glossostigma, Hemianthus callitrichoides, Echinodorus tenellus, Anubias nana, Cryptocoryne sp.…
- Plan médian : Hemianthus micranthemoides, Bacopa australis, Heteranthera zosterifolia, Hygrophila polysperma…
- Arrière-plan : Ludwigia repens, Rotala rotundifolia, Rotala macranda, Eusteralis stellata…
B) Il faut absolument regrouper les plantes par
espèce, et ne pas planter de-ci de-là les brins d’une espèce : l’effet
sera meilleur en groupe. La création de « massifs » de plantes aura un
impact visuel bien plus grand qu'une plantation dispersée (sauf si
c’est l’effet recherché !).
C) Il faut essayer de créer un « point focal » dans le
bac. C’est l’endroit où le regard de l’observateur sera
systématiquement attiré, et où il faut idéalement placer la plante «
phare » du bac (par exemple : Nymphaea lotus zenkeri, Echinodorus rubin ou encore une unique plante « rouge » parmi des plantes à dominance « verte »).
D) Les plantes rouges peuvent plus particulièrement
vous aider à donner du contraste à votre paysage. Mais soyez prudent :
si vous n'utilisez qu'une seule plante rouge alors elle se comportera
comme un nouveau point focal. Si vous avez déjà choisi une pierre pour
être votre point focal, vous pourriez créer un trouble dans votre
paysage, et votre regard une nouvelle fois se perdrait en allant d'un
point à un autre.
E) Bien répartir les formes de feuilles pour ne pas
faire trop de « masses » (à tiges, à petites feuilles, à grandes
feuilles…), mais sans exagération pour ne pas donner non plus un aspect
trop fouillis à l’ensemble.
F) Si votre aquarium est de petite taille (en dessous
de 100 litres) préférez les espèces à feuillage fin. Cela le fera
paraître plus grand qu'il ne l'est en réalité.
G) Les plantes à tiges sont un excellent moyen pour "sculpter" votre paysage. De nombreuses petites espèces, tel que Micranthemum micranthemoides, Micranthemum umbrosum, Mayaca sellowiana ou Rotala rotundifolia (pour en nommer quelques-unes), peuvent facilement être taillées selon différentes formes.
1.3 - Les différentes présentations possibles
- La composition concave (haut sur les deux côtés et bas au centre) :
- La composition convexe (l'opposé de la précédente, donc bas sur les deux côtés et haut au milieu) :
- La composition triangulaire (haut d'un côté, allant en diminuant vers l'autre côté) :
- La composition "linéaire" (tout en hauteur avec des étages) :
1.4 - Le nombre d'or et le point focal
Pour obtenir un paysage harmonieux, vous devez choisir
un point focal (ou bien deux au maximum). C'est généralement quelque
chose de plaisant à l'œil. Cela peut-être une pierre, une pièce de
bois, ou un magnifique groupe de plantes (ou une plante isolée). C'est
là que le nombre d'or prend son importance.
Pour trouver le point focal de votre aquarium, il
suffit de mesurer simplement la longueur de votre aquarium et diviser
ce nombre par 2,618. Prenez ce résultat et mesurez le sur l'aquarium,
marquez-le, vous avez obtenu votre partie ayant pour ratio 1, le reste
de la longueur correspond à la partie dont le ratio est 1,618. Voilà
donc l'emplacement idéal pour disposer ce que vous avez choisi comme
élément majeur du bac.
Bien entendu, vous n'êtes pas obligé d'utiliser le
nombre d'or : un point focal peut tout à fait être à un autre endroit
du bac (par exemple vers les coins au fond - dixit Amano). Il y a bien
d'autres solutions à mettre en oeuvre, à vous de faire preuve
d'imagination, de créativité et n'hésitez pas à vous inspirez des bacs
que vous voyez sur Internet !
1.5 - Les autres éléments de décors : le hardscape (racines, roches…)
Il est tout à fait possible (et même souhaitable)
d’introduire d’autres éléments de décoration que les plantes. On se
voit proposer dans les magasins aquariophiles différents éléments
végétaux et minéraux qu’il est possible de combiner aux plantes dans
nos créations aquatiques : racines, bois pétrifié/fossilisé, roches…
Exemple de "hardscape" avec seulement des racines :
Exemple de "hardscape" avec seulement des Seiryu stones :
Exemple de "hardscape" avec seulement des Ohko stones :
Il n’y a pas vraiment de règles quant à l’ajout (ou
non) de ces éléments de décor, mais on peut tout de même donner un
certain nombre de « trucs » utiles :
- Ne jamais mélanger deux types de bois ou deux types de roches en
même temps. Le décor paraîtraît alors très hétéroclite.
- Vous pouvez recouvrir les racines de végétaux (afin de mieux les intégrer au paysage), avec différentes plantes : Anubias, Microsorum, Mousse de Java…
- Ne jamais placer ces éléments de façon symétrique et
éviter les nombres pairs. Préférer les dissymétries (2/3 – 1/3) et les
nombres impairs de « décorations » (3 - 5 - 7 => respect du nombre
d’or).
- Bien penser à la taille de la plantation définitive
lors du choix des éléments décoratifs. Par exemple, ne pas choisir une
racine trop petite (qu’on ne verra plus une fois que les plantes auront
poussé), ni trop grosse (on ne verra qu’elle…).
2 - LES DIFFERENTS STYLES DE PAYSAGES AQUATIQUES
2.1 - Les bacs hollandais
Le « vrai » aquarium hollandais est un style de bac
densément planté, avec des espèces regroupées en massifs. Ce type de
bacs est très populaire en Hollande (d'où son nom !) : il a une
fédération (NBAT) et même une revue (le mensuel "Het aquarium").
Il existe là-bas un réseau actif, qui organise une
compétition annuelle depuis 1963. Il y a 23 juges semi-professionnels,
qui se déplacent chez les particuliers (ce qui est possible parce que
la Hollande est un petit pays). Le jugement est étalé sur le temps : de
l’automne au printemps (où se fait la sélection du meilleur au niveau
national). L’aquarium doit donc être au top en permanence.
Le plus souvent, il y a entre 15 et 20 espèces de
plantes : une espèce par 30 litres d’eau brut et par 10 cm de façade,
pour des bacs qui font en moyenne 500 litres.
Les techniques principales consistent à planter en
escalier et en massifs très denses, et à créer une allée (le plus
souvent avec du Lobelia cardinalis). L’allée doit être la plus
longue possible, avoir le plus grand dénivelé possible, et être
orientée à 45° (pour un effet de profondeur). On crée ensuite d’autres
allées autour de l’allée principale, elles doivent être parallèles à la
principale, et bien épaisses.
Bac "hollandais"
2.2 - Les aquariums naturels
Comme leur nom l’indique, les aquariums naturels
représentent une approche diamétralement opposée à celle des bacs
hollandais : le but n’est alors plus de créer une vitrine, de montrer
les plantes sous leur meilleur jour en jouant sur les formes et les
couleurs, mais bien d’essayer de donner au paysage aquatique un aspect
naturel, voire sauvage.
Ceci ne signifie pas que l’aquarium naturel vise à
reproduire un biotope avec fidélité (fond d’une rivière ou d’un lac).
Au contraire, ce type de "layout" est bien souvent inspiré d’un paysage
terrestre et tente de le recréer ou de l’interpréter dans un aquarium.
Bac "naturel" de Takashi Amano
Même si l’aquarium doit au bout du compte donner une
impression de naturel, la réflexion sur le "layout" reste un point très
important : placement, harmonie, formes, tailles, couleurs, etc… Cette
conception nouvelle des bacs plantés a été développée par le japonais
Takashi Amano, maître des aquariums naturels, dont beaucoup s’inspirent
aujourd’hui.
Les caractéristiques principales de ce style de bac sont :
- L’utilisation importante de roches et de racines, afin par exemple de recréer une ambiance forestière ou montagneuse.
- L’emploi parcimonieux de plantes rouges, pour
accentuer l’aspect naturel (la couleur dominante dans le monde végétal
étant le vert).
- Le non respect de certaines règles du bac planté
classique : les trois plans (fond, plan intermédiaire, premier plan) ne
sont pas forcément clairement établis, les plantes ne sont pas
obligatoirement toutes regroupées en massifs, et ces massifs ne sont
pas toujours taillés géométriquement.
Il est fortement conseillé de ne jamais mélanger
plusieurs types de roches ou plusieurs types de racines dans un
aquarium naturel, le résultat étant immanquablement un aspect fouillis
et hétéroclite. On peut en revanche combiner pierres et racines, mais
créer un paysage harmonieux dans ces conditions, reste un exercice plus
difficile qu’en se limitant à l’un des deux éléments.
Dans le cas de l’utilisation unique de pierres, la
beauté intrinsèque de la roche, sa couleur, sa texture, en un mot, son
aspect naturel est capital. On évitera des placements trop symétriques,
trop centrés ou trop alignés pour préférer l’implantation de groupes de
pierres déséquilibrés (par le nombre) et impaires. Par exemple trois
pierres à gauche du bac et une seule du coté droit.
On peut notamment souligner le rendu d’une très belle
pierre en la positionnant au point le plus apprécié de l’œil, en
fonction de la règle du nombre d’or qui crée le point focal du bac. Une
autre possibilité est de souligner le point focal créé par la pierre en
mettant un bosquet d’une plante rouge vive (ex : Ludwigia arcuata)
derrière afin d’attirer encore plus l’attention du spectateur sur ce
point.
Dans certains bacs (que l'on appelle par extension "Iwagumi"),
les pierres sont l'élément essentiel du bac et ne sont entourées que
d'une végétation basse et discrète, destinée à mettre en valeur leur
beauté et leur placement.
Bac "iwagumi"
Dans le cas de l’utilisation de racines seules, deux
choix s’offrent généralement à l’aquascapeur : recouvrir les racines de
mousses et fougères ou les laisser nues. Dans le premier cas la racine
est alors vue comme un « accompagnement » de la plantation générale,
elle s’incruste dans la masse végétale et offre un excellent rendu
naturel, mais s’impose bien moins à l’œil comme élément dominant du
bac.
Dans le deuxième cas la racine devient un élément
visuel important, tranchant avec le vert des plantes, le choix de son
emplacement et de sa forme en devient souvent plus important que dans
le premier cas. Tout dépend donc de l’« ambiance » que l’on veut
obtenir. Notons enfin qu’une voie intermédiaire existe aussi, en ne
recouvrant les racines que partiellement.
Enfin, si l’on veut utiliser les 2 éléments de hardscape, à savoir les racines et les roches, il est conseillé
d’octroyer à l’un une place, un effet visuel plus important qu’à
l’autre. Par exemple, couvrir de mousses les roches afin qu’elles se
noient dans l’effet végétation et laisser nues ou presque les racines.
Les plantes les plus fréquemment utilisées dans les aquariums naturels sont :
- les plantes à fixer sur pierres ou racines : diverses espèces de mousses, Riccia fluitans, fougère de Java, Anubias, Bolbitis heudelotti
- les plantes dites « gazonnantes » : Glossostigma elatinoides, Eleocharis acicularis, Echinodorus tenellus, Riccia fluitans encore, et plus occasionnellement Lilaeopsis ou Marsilea
- les plantes à tige à petites feuilles (la taille
réduite des feuilles aidant à recréer un paysage terrestre à l’échelle
d’un aquarium) : Hemianthus micranthemoides, Micranthemum umbrosum, Ludwigia arcuata, Rotala rotundifolia, Rotala sp. green…).
2.3 - Les bacs plantés
Ceci englobe toutes les autres réalisations, qui ne
suivent pas forcément de style particulier, ou qui sont un mélange de
différentes inspirations…
On peut quand même parler de « culture
européenne », avec des bacs qui se réfèrent aux jardins terrestres « à
l’anglaise » ou aux jardins terrestres « à la française »…
A) Les bacs suivants le modèle des jardins à
l’anglaise vont être des « fouillis végétaux organisés ». C’est-à-dire
que malgré l’apparence (volontaire) de désordre, le schéma de
plantation est bien réfléchi, afin de créer un ensemble naturel et
original. Il s’agit en fait « de laisser faire la nature », simplement
en l’accompagnant par quelques tailles judicieuses… C’est un style
assez difficile à mettre en place, car on tombe rapidement dans un
aspect de chaos végétal, sans grand intérêt visuel !
Bac "à l'anglaise"
B) Quant aux bacs suivants le modèle des jardins à la
française, ils vont être à l’opposé du style précédent. Avec des
massifs très structurés et des volumes assez géométriques, le but est
de créer des contrastes visuels importants, et de maîtriser au maximum
les végétaux en leur imposant la forme que l’on souhaite. La plus
grande difficulté dans ce style est la grande maîtrise des différentes
techniques de taille que doit posséder l’aquariophile.
Bac "à la française"
2.4 - Les bacs « Low Tech »
Comme nous l'avons déjà vu dans le chapitre matériel,
il s'agit ici de réaliser un bac planté en dépensant le moins possible,
donc en limitant les installations techniques. L'exercice est assez
délicat car la limitation de paramètres favorables à une croissance
vigoureuse des végétaux (éclairage moyen et taux de CO² assez faible)
restreint le choix des plantes et donc les réalisations possibles.
Néanmoins, il existe de magnifiques bacs « Low Tech », et réussir un
bac de cette façon est très intéressant car somme toute difficile…
Le plus souvent, ces bacs sont constitués d'un
"Hardscape" fait de racines recouvertes de mousse de Java, et d'une
plantation faite avec des plantes pouvant se contenter d'un éclairage
moyen (voire faible), et des plantes à croissance pas trop rapide (en
raison de l'absence d'injection de CO2) : Anubias sp., Microsorum sp., Cryptocoryne sp.… Ce sont des réalisations rejoignant le style des "aquariums naturels", mais avec une vision plus dépouillée.
Néanmoins, il n'y a pas de style pré-défini à suivre
et chacun est libre de créer le bac « low tech » qu'il veut. On peut
donc réaliser des bacs de tout style en « low tech », la seule
contrainte étant de choisir des plantes parmi celles supportant ces
conditions de vie moins favorables que dans un bac « High Tech »… Mais
cela laisse tout de même un grand choix de plantes, et permet de créer
des paysages aquatiques de toute beauté !
Bac « low tech »
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 10/07/2009 16:52 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 5 LES ALGUESEn ce qui concerne les généralités sur les algues,
sujet ô combien important (malheureusement) pour nombre
d’aquariophiles, nous ne pouvons que vous recommander de consulter le site de Véronique, qui est particulièrement complet sur le sujet.
Nous nous contenterons d’attirer votre attention sur quelques points spécifiques aux bacs plantés dans ce domaine :
- La présence d’algues en grand nombre est toujours
due à un déséquilibre entre les différents facteurs de maintenance
(éclairage, fertilisation liquide et CO2 notamment).
Ces trois éléments étant apportés en grande quantité
dans la majorité des bacs plantés, on comprend aisément que l’équilibre
en question doit être absolument maintenu, dans ce type de bac plus que
dans tout autre. En effet, toute erreur dans la gestion de ces
paramètres résulte en un ralentissement de la croissance des plantes,
dont les algues profitent aussitôt pour s’installer.
Si par exemple l’éclairage est puissant mais que l’eau
se trouve accidentellement être trop pauvre en nutriments, vous ne
tarderez pas à voir apparaître de belles algues vertes. Si vous
craignez de ne pas pouvoir maîtriser cet équilibre, peut-être vaut-il
mieux vous contenter d’un éclairage pas trop puissant dans un premier
temps.
- L’excès de nitrates est fréquemment la cause de l’apparition d’algues dans un bac « classique ».
Dans un bac densément planté, le problème est souvent
inversé : compte tenu de la quantité de plantes cohabitant dans ce
petit écosystème, la consommation de nitrates par la plantation est
facilement plus importante que la production de nitrates du bac.
Si tel est le cas, il vous faudra alors ajouter des
nitrates à votre eau, faute de quoi les plantes - ne trouvant plus de
quoi se nourrir – auront plus de mal à concurrencer les algues.
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 10/07/2009 16:34 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 6 LES HABITANTS
Un banc de Hyphessobrycon eques parcourant une superbe plantation, quel spectacle ! (photo www.Codai-aquabird.com.vn )
1 - LES POISSONS ADAPTES AUX BACS PLANTES
1.1 - Petits poissons de banc
Certainement les plus célèbres et les plus fréquents dans nos aquariums à l’heure actuelle : les Characidés !
Ils vivent dans les eaux douces et tropicales, cette
famille compte aujourd’hui plus de 1300 espèces dont la majorité est
rencontrée en Amérique du Sud. La plupart des espèces maintenues en
aquarium sont des poissons grégaires qui, dans la nature, vivent dans
des marécages peu profonds et envahis par un foisonnement de plantes
aquatiques et palustres.
Dans ces ruisseaux, l’eau y est très douce, avec un pH
acide, et est renouvelée périodiquement par les pluies tropicales.
Ainsi, les caractéristiques de l’eau dans le milieu naturel de ces
poissons sont souvent les mêmes que celles retrouvées dans nos bacs, et
les phénomènes de renouvellement d’eau sont reproduits par nos
importants changements d’eau fréquents (la plupart du temps
hebdomadaires), ce qui fait des Characidés des poissons que l’on
pourrait qualifier d’ « idéaux » pour nos jardins aquatiques.
Parmi toutes les espèces de cette famille, on retrouve le célèbrissime et magnifique : Paracheirodon axelrodi ou "néon cardinalis".
Groupe de "cardinalis" évoluant au milieu d’une plantation dense (photo www.winternet.com )
Avec son très proche cousin, le Paracheirodon innesi,
qui présente une bande bleu et rouge plus petite que le "cardinalis",
ce qui fait de lui un poisson moins éclatant mais tout aussi populaire.
Très recherché par les débutants étant donné sa maintenance plus aisée
que celle du "cardinalis" dont l’acclimatation est parfois délicate
Paracheirodon innesi (photo www.winternet.com )
Egalement très connu, Hemigrammus bleheri ("nez
rouges"), qui se déplace toujours en bancs compacts contrairement au
"cardinalis" qui a la fâcheuse habitude de toujours s’éparpiller dans
les quatre coins du bac. La coloration du corps de H. bleheri peut parfois tendre au vert dans les bacs très plantés mais faiblement éclairés.
Hemigrammus bleheri (photo www.aquadigital.net )
Enfin, voici une liste non exhaustive des espèces les plus fréquemment rencontrées dans nos aquariums densément plantés :
Il en existe beaucoup d’autres : Hemigrammus acellifer, Hyphessobrycon bifasciatus, Megalamphodus sweglesi, Moenkhausia oligolepsis, Nematobrycon palmeri, Pristella axillaris, etc… (photos www.animal-world.com / www.britannica.com / www.zoohaussenti.ch )
Place maintenant aux Cyprinidés, deuxième
grande famille de poissons que l’on retrouve de plus en plus en
aquariums plantés, elle regroupe environ 2000 espèces de poissons d’eau
douce, de petites tailles pour la plupart. Ils sont réparties sur
l’ensemble du globe à l’exception de l’Amérique du Sud, de l’Australie,
de la Nouvelle-Zélande, de Madagascar et de l’Islande.
Certains d’entre
eux sont très utilisés pour des bacs typés Amano ou asiatiques, dans
lesquels ils se fondent parfaitement.
On aperçoit ici un groupe de Rasbora heteromorpha... (photo Takashi Amano)
Enfin, ceux que l’on rencontre le plus souvent sont sans doute ceux-ci :
Rasbora borapetensis, Rasbora pociperforata, Rasboroides vaterifloris, Tanichthys, etc…
(photos www.waroom.ru / www.anna.kontu.fi ) Enfin, quelques autres petits poissons, certes moins
fréquents, mais qui trouvent aisément place dans nos aquariums, comme
par exemple Nannobrycon unifasciatus, Nannostomus beckfordi, Nannostomus trifasciatus (trois sortes de poissons-crayon).
On retrouve parfois les poissons hachettes (Carnegiella strigata, Gasteropelecus maculatus, etc…) comme par exemple dans ce bac de Takashi Amano :
(photo Takashi Amano)
1.2 - Les autres poissons
Dans les bacs plus spacieux et bien aménagés, on retrouve parfois de grands Cichlidés tels que le célèbre Pterophyllum scalare, et même Pterophyllum altum, qui nous fait immédiatement rappeler le magnifique (le mot est trop faible) bac de "Eyoyo" :
L’effet d’un banc de P. altum dans un grand bac planté est spectaculaire ! (photo Eyoyo)
Hélas, ce majestueux poisson n’est pas à la portée de
tout le monde, ceci est dû au fait que son acquisition demeure encore
assez difficile et qu’il nécessite un bac très spacieux et bien aménagé
pour pouvoir s’épanouir pleinement (ici le bac de "Eyoyo" fait 1200
litres avec une hauteur de façade de 80 cm). Pour plus d’informations
sur les bacs à la fois simples et époustouflants de "Eyoyo", n’hésitez
pas à visiter son site web : http://www.eyoyo.free.fr/
Enfin, moins fréquents, quelques poissons de la famille des Belontiidés : Trichogaster leerii (gourami perlé), Colisa de toutes sortes, souvent destinés à des aquariums à tendance asiatique.
Groupe de Trichogaster leerii (photo jeffrey senske)
Pour terminer, dernière catégorie de poissons, de plus
en plus populaires dans nos aquariums à cause de la curiosité et de la
passion qu’ils suscitent de la part des aquariophiles : les "cichlidés
nains". Ils n’ont pas de rôles décoratifs proprement dit, mais ils sont
trop mignons et s’entendent plutôt bien avec nos petits poissons
(Characidés, Cyprinidés, etc…), on pourra citer par exemple : Papiliochromis ramirezi, Cleithacara maronii, Laetacara dorsigera, Apistogramma de toutes sortes, etc…
1.3 - Les poissons "utiles"
Lorsqu’on parle de poissons « utiles », on fait
allusion aux poissons qui épaulent l’aquariophile « hollandais » en
régulant la croissance des algues par leur consommation. Pour éviter
que certains pensent avoir trouvé la solution miracle contre les
algues, il est bon de préciser que la plupart de ces poissons n’en
consomment qu’une faible quantité et seulement les algues filamenteuses
et les algues incrustantes.
Ainsi, rien ne remplacera un équilibre sain et
contrôlé de l’aquarium, assurant une bonne croissance des plantes et
une population restreinte d’algues.
Parmi ces poissons, on peut citer les Otocinclus,
se nourrissant essentiellement d’algues vertes. Il est préférable de
les maintenir en groupe dans un volume d’au moins 100 litres.
Ici un Otocinclus affinis (photo Crono)
On peut dire que l’Otocinclus est le seul Loricariidés adepte des algues vertes et adapté à nos jardins aquatiques. Ne vous aventurez surtout pas à introduire des poissons comme Hypancistrus zebra, par exemple, qui nécessitent des bacs spécifiques. Les Ancistrus
sont également déconseillés car contrairement à ce que l’on pense, ce
Loricariidé est plus friand des plantes que des algues, qu’il consomme
s’il n’a rien d’autre à se mettre sous la dent.
Un autre grand consommateur d’algues : le Crossocheilus siamensis
; en effet, ce poisson asiatique ayant une espérance de vie supérieure
à 10 ans, consomme pas mal d’algues et également quelques algues noires
en pinceaux pour les jeunes spécimens. Son comportement est paisible
envers les autres poissons du bac, son seul inconvénient serait
peut-être sa taille (entre 10-14 cm), donc un bac assez spacieux est
préférable pour maintenir un petit groupe sinon votre aquarium
ressemblera plus à un bac de vente qu’à un jardin aquatique.
Attention également à bien faire la différence avec Epalzeorynchus kallopterus, souvent confondu avec Crossocheilus siamensis par les néophytes.
Crossocheilus siamensis (photo www.aqua-flore.com )
Enfin la plupart des Poeciliidés aiment
consommer des algues vertes de temps en temps, les plus populaires dans
nos aquariums sont certainement l’incontournable "Guppy" ainsi que le Xiphophorus maculatus.
Pour terminer, le choix de tel ou tel poisson doit
faire l’objet d’une sérieuse réflexion, en fonction de la population
déjà présente dans le bac ou de la future population envisagée, pour
obtenir au final un bac homogène, agréable à contempler et inutile de
préciser que des poissons comme les "Plecos", "Oscar" ou "Frontosa"
n’ont rien à faire dans nos aquariums.
2 - LES INVERTEBRES
Les invertébrés sont souvent présents en grande
quantité dans nos bacs densément plantés, d’une part grâce à leur
discrétion et leur sociabilité envers les autres habitants du bac, et
d’autre part grâce à leur redoutable efficacité contre les algues
vertes. Ils mangent également les restes de nourriture, les déchets,
feuilles mortes ou pourrissantes, les cadavres de poissons, etc….
On distingue parmi les invertébrés : les escargots,
souvent introduit inévitablement en même temps que les plantes et les
crevettes de plus en plus répandues dans nos aquariums.
2.1 - Les escargots
Trop souvent associés à des parasites par les
débutants, les escargots sont pourtant des alliés utiles, nécessaires
et souvent gratuits de l’aquariophile.
On pourra en effet les qualifier
de parasites s’ils sont présents en trop grande quantité, ce qui
traduit le plus souvent un déséquilibre dans le bac dû à un excès de
nourriture, matière organique, etc…
Tout d’abord, parmi les escargots introduits en même
temps que les plantes, le planorbe fait partie de ceux que l’on
retrouve à tous les coups, ils sont essentiels afin de garder une bonne
hygiène globale du bac.
Planorbes (photo Véronique Ivanov)
Ensuite, les malais ou mélanoïdes, eux aussi très
souvent introduits en même temps que les plantes. Certainement les plus
discrets, ils se cachent dans le sol du bac la journée, ce qui
contribue à une bonne aération de ce dernier, et sortent la nuit pour
manger les algues ou restes de nourriture. Ils sont donc très utiles et
ne doivent pas être supprimés, en outre, si on en voit quelques uns
monter à la surface en pleine journée, cela traduit un manque d’oxygène
ou un excès de pollution dans l’aquarium, donc danger !
Mélanoïde (photo Véronique Ivanov)
Les physes, également très utiles, ce sont de bons
mangeurs d’algues et de déchets, et ne s’attaquent pas aux plantes.
Leur coquille s’enroule dans le sens contraire des aiguilles d’une
montre.
Enfin, les limnées, souvent confondus avec les physes,
leur coquille s’enroule dans le sens des aiguilles d’une montre. Ils se
nourrissent également d’algues, de déchets mais consomment également
des plantes.
A gauche un physe, et à droite un limnée (photo Véronique Ivanov)
Maintenant, les autres escargots, ces derniers sont
introduits volontairement dans l’aquarium et ont la même efficacité que
ceux introduits involontairement, les différences résident dans la
taille et le prix. Parmi les plus connus, les Neritina natalensis et les Ampullaires.
Tout d’abord les Neritina natalensis possèdent
une coquille très originale, brune et parcourue de zébrures noires. Ils
mangent surtout les algues incrustantes vertes et ne touchent pas aux
plantes. Leur reproduction est apparemment encore inconnue en aquarium,
bien que certains aquariophiles parviennent à obtenir des pontes,
personnes n’a encore réussi à les faire éclore. Ils pondent
généralement sur des racines, les œufs sont très durs, non consommés
par les poissons et très difficile à retirer, ils disparaissent en
quelques mois, ce qui est plutôt disgracieux pour nos bacs plantés.
Les Neritina présentent des zébrures très diversifiées (photo www.interaquaristik.de )
Enfin, les Ampullaires, ce sont de gros escargots
jaunes, rouges, oranges ou bruns. Ils se nourrissent essentiellement
d’algues et de déchets, font disparaître les cadavres de poissons mais
sont aussi de gros pollueurs. Il faut faire également faire attention
car si cet escargot meurt dans l’aquarium, sa décomposition peut être
toxique, il faudra donc le retirer rapidement.
Par contre s’ils restent immobiles pendant plusieurs
jours, voire quelques semaines, à moitié enterré au fond de l’aquarium,
l’opercule bien fermée, il ne faut pas s’affoler inutilement, ces
escargots ont parfois besoin d’hiberner, périodes pendant lesquelles il
ne faut pas les déranger en les sortant du bac.
Pour en terminer, ce sont des escargots très
intéressants à observer, notamment lorsqu’ils montent à la surface pour
respirer à l’aide d’une trompe qu’ils déploient, lorsqu’ils se jettent
du haut d’une plante ou encore quand ils "se tapent des sprints" sur la
vitre frontale, en bref, très sympathique !
Un ampullaire (photo www.applesnail.net )
Par contre il faut éviter d’introduire, avec les escargots, des poissons du style Botia macracantha
qui sont réputés pour manger les escargots, or ce sont des poissons
réservés à de grand volume étant donné la taille qu’ils atteignent une
fois adulte. Eviter également d’introduire les crabes ou crevettes
munis de pinces qui mangent également les escargots. Eviter aussi les
produits anti-escargots du commerce souvent à base de cuivre, que les
invertébrés craignent particulièrement, ils créent souvent des
déséquilibres importants dans le bac, déséquilibres qui peuvent
indirectement atteindre nos chers poissons.
Pour plus d’informations sur les escargots, n’hésitez pas à visiter le site de Véronique : http://www.ivanov.ch/escargot.htm
2.2 - Les crevettes
De plus en plus répandues dans nos jardins aquatiques, grâce notamment au phénomène Takashi Amano qui utilise la Caridina japonica
dans toutes ses réalisations depuis le début des années 80. Les
crevettes sont très souvent sollicitées dans nos aquariums pour leurs
propriétés herbivores, mais également parce qu’elles peuvent peupler de
petits volumes.
En raison de leur petite taille, les crevettes n’ont
de réels effets sur les algues que si elles sont introduites en grandes
quantités, à tel point que Takashi Amano applique un ratio de 50 Caridina japonica pour 100 litres (en plus de 20 Otocinclus) dès le démarrage de ses bacs.
Déjà cité précédemment, la Caridina japonica,
plus connue sous le nom d’Amano Shrimp dans les pays anglophones, est
sans doute la crevette la plus sollicitée dans les bacs plantés. Sa
reproduction, délicate, nécessite un passage des larves (zoés) en eau
salée.
Une Caridina japonica en plein repas (photo Run)
Il existe d’autres crevettes de plus en plus diffusées
ces dernières années, comme par exemple : les "red cherry", "bumble
bee", "crystal red", Caridina simoni, Caridina sp. 'Tiger'... Par contre ces dernières peuvent se reproduire plus ou moins facilement en eau douce.
Tout comme pour les escargots, les traitements à base
de cuivre sont à éviter absolument avec les crevettes sous peine de les
voir succomber.
Plus d'informations à propos des crevettes :
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 10/07/2009 16:28 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 7 TRUCS ET ASTUCES1 - Fabriquer soi-même son sol nutritif et son engrais liquide Voir le chapitre sur « Les facteurs environnementaux », paragraphe sur la fertilisation.
2 - Fabriquer soi-même ses boulettes d’engrais Dans la même optique que le sol nutritif et l'engrais liquide (faire moins cher et au moins aussi bien), il est également possible de réaliser soi même des boulettes d’engrais, destinées à enrichir ponctuellement le sol d’un bac. Il existe de nombreuses recettes, voici notre préférée, avec comme ingrédients : - de l’argile (moulue fine, concassée…) - de la latérite (petites billes riches en fer, qui se trouvent en magasin aquariophile) - 4 ml d’engrais liquide Mettre les morceaux d’argile dans une tasse, recouvrir l’ensemble d’eau et laisser l’argile se gorger d’eau pendant environ 1h30. Pendant ce temps, réduire en poudre les billes de latérite. Une fois l’argile bien imbibée, égoutter, jeter l’excès d’eau et verser les 4 ml d’engrais. Mélanger, à l’aide d’une fourchette, la pâte encore relativement humide jusqu'à ce qu’il ne reste plus d’argile sous forme granuleuse et ajouter progressivement la poudre de latérite. La pâte s’assèche au fur et à mesure de l’incorporation de la latérite. Lorsque la texture de la mixture commence à ressemble à de la pâte à modeler, le plus gros du travail est effectué. Il ne reste plus qu’à rouler de petits boudins de 5-6 mm d’épaisseur, de les disposer sur un plat et de placer au four pendant une bonne heure à 50°. Une fois sortis et refroidis, il ne reste plus qu’à casser les boudins en morceaux, de la longueur de votre choix, avant de les utiliser. Les boulettes non utilisées seront gardées dans un pot laissé ouvert.
3 - Pincer les plantes Cette technique (que l’on pourrait plutôt appeler « pinçage partiel ») consiste à pincer la tige d’une plante (pincer avec les ongles, ou juste écraser entre les doigts selon la dureté de la tige) dans le but de lui faire produire des rejets latéraux (utile par exemple pour densifier un massif ou cacher le bas des tiges parfois peu esthétique). En effet, la tige de la plante ayant été ainsi comprimée, voire abîmée, la sève aura plus de difficultés à se diriger vers la tête de la plante et sera donc orientée vers des rejets latéraux, qui ne devraient pas tarder à apparaître un peu en-dessous de l’endroit où on l'a pincé. Pour ce qui est de la tête de la plante, soit la tige est trop abîmée et la tête finira par mourir (le résultat du pincement sera alors le même que celui d'une taille), soit la tige se « reconstruira » et la tête de la plante, après une période de stagnation, reprendra sa croissance. Cette technique ne peut évidemment être employée qu’avec les plantes à tige et ne donne pas les mêmes résultats avec toutes les espèces.
4 - Photographier son bac Quand vous serez arrivé à un point où le bac vous plaira, vous aurez probablement envie d’immortaliser ce tableau… De nombreux sites sur le net pourront vous donner des indications techniques précises sur le sujet, nous évoquerons simplement ici les notions de base, accessibles à tous. Tout d’abord, et même si ça peut paraître évident, bien nettoyer le bac à l’intérieur et à l’extérieur avant la séance de prises de vue. La pièce doit être la plus obscure possible pour éviter tout reflet dans les vitres du bac. L’idéal est donc de prendre les photos de nuit, toutes lumières éteintes dans la pièce où se trouve le bac (sauf l’éclairage de l’aquarium, bien évidemment). N’utilisez pas de flash pour éviter son reflet sur la vitre et pour reproduire au mieux les couleurs réelles de la plantation. L’utilisation d’un pied pour votre appareil (ou tout autre support) vous facilitera grandement la tâche. Utilisez une vitesse d’obturation rapide de préférence, en tout cas si vous souhaitez « figer » le déplacement des poissons. Les bacs plantés étant généralement puissamment éclairés, il peut arriver (selon la plantation) qu’une différence de luminosité très importante se produise entre les feuilles qui sont en surface, juste sous la source de lumière, et les zones plus sombres près du sol ou à l’ombre de grandes plantes, ce qui pose un problème (trop de contraste). Dans ce cas, il peut être utile de réduire la puissance d’éclairage lors des prises de vue (en éteignant une partie des tubes par exemple).
5 -Tenir un carnet de bord La gestion d'un bac "au feeling" demande un peu d'expérience. Les déconvenues comme les améliorations peuvent survenir "à retardement", le changement de tel ou tel paramètre ou habitude de maintenance n'a souvent pas d'effets immédiats. Sans se donner l'illusion de tout savoir sur le fonctionnement de son bac par quelques tests ou observations, il est toujours intéressant d'ouvrir un carnet de bord, il peut être utile en cas de problème. Un simple cahier peut suffire, dans lequel vous pourrez noter vos mesures de paramètres, dosages et types de fertilisants, renouvellements d'eau, changements d'éclairage, enfin tout renseignement qui pourrait jouer sur l'équilibre du bac. Vous pouvez aussi y consigner des observations plus générales telle que l'apparition ou la disparition d'algues, les noms et date d'acquisition de vos plantes ainsi que leur état de santé.
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com
Published on 10/07/2009 16:15 by Shop-Administrator
Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - 8 FAQQuestions fréquemment posées sur les bacs plantés :
1 - Dois-je absolument installer un sol nutritif dans mon bac pour avoir de belles plantes ? Non, comme le prouve par exemple la photo suivante (bac dépourvu de sol nutritif et sans injection de CO2).
Par contre, atteindre un tel résultat dans ces conditions de maintenance demande une grande maîtrise de la fertilisation liquide et un bon choix de plantes, toutes les espèces ne pouvant se contenter de ces conditions à long terme. Il est donc clairement préférable de prévoir un sol nutritif dès le départ, sauf si vous envisagez de vous limiter aux plantes pouvant s'en passer plus ou moins facilement (voir chapitre sur le choix des plantes). Quelques boulettes d'engrais enfouies dans le sol peuvent compenser en partie l'absence de sol nutritif.
2 - Combien d'espèces de plantes dois-je mettre dans mon bac ?
Il n'y a pas de réponse à cette question... Le choix du nombre d'espèces dépend uniquement du paysage aquatique que vous voulez réaliser.
Deux exemples pour vous en convaincre : Bac de 182 litres, vainqueur du concours ADA 2006 et n'hébergeant que trois plantes différentes (Rotala sp. 'Nanjenshan', Glossostigma elatinoides et Eleocharis parvula) :
Bac de 840l contenant 75 espèces différentes :
On évitera toutefois de multiplier les espèces en n'ayant qu'un pied de chaque car l'aspect du bac sera alors immanquablement fouillis.
3 - Quelle plante utiliser pour tapisser le sol de mon aquarium ?
Le choix de plantes « gazonnantes » que l'on peut trouver dans le commerce croît lentement mais reste encore relativement limité. La plupart des plantes gazonnantes demandent un éclairage assez puissant (et ce d'autant plus si le bac est haut, évidemment) car la lumière qui parvient au sol d'un aquarium est nettement moindre que celle mesurable en surface. Voici les principales plantes de cette catégorie :
Echinodorus tenellus : o Avantages : croissance rapide, peut se contenter d'un éclairage relativement moyen. o Inconvénients : tapis moins dense qu'avec de la Glossostigma elatinoides par exemple. Il existe une variété dont les feuilles rosissent sous un éclairage puissant et peuvent atteindre 15 cm de haut (donc à réserver pour les bacs d'au moins 50 cm de haut).
Eleocharis acicularis, parvula : o Avantages : esthétique (feuilles très fines), croissance rapide. o Inconvénients : assez haute (pour l'Eleocharis acicularis), envahissante.
Glossostigma elatinoides : o Avantages : croissance rapide, petites feuilles rondes formant vraiment un tapis bien dense. o Inconvénients : demande un éclairage relativement puissant et si possible une injection de CO2.
Hemianthus callitrichoides "cuba" : o Avantages : croissance relativement rapide, tapis très dense. o Inconvénients : demande un éclairage relativement puissant et une injection de CO2, doit être taillée régulièrement, faute de quoi le tapis devient trop épais, sa base jaunit et dépérit.
Lilaeopsis brasiliensis, mauritiana : o Avantages : esthétique (feuilles plates ressemblant vraiment au gazon terrestre). o Inconvénients : éclairage puissant nécessaire mais croissance lente, la conjonction des deux faisant de cette plante un support favorable pour les algues.
Marsilea hirsuta : o Avantages : peu exigeante en lumière. o Inconvénients : même si ses feuilles ressemblent beaucoup à celles de la Glossostigma, elle pousse moins vite et aura du mal à former un tapis aussi uniforme.
Riccia fluitans : o Avantages : tapis très dense et facile à sculpter. o Inconvénients : doit être fixée sur un support pour rester immergée (c'est une plante flottante) assez exigeante en lumière, CO2 si possible.
Sagittaria subulata : o Avantages : peu exigeante sur l'éclairage. o Inconvénients : plante haute, difficilement assez dense pour être qualifiée de « gazonnante ».
Utricularia graminifolia : o Avantages : esthétique unique, peut se contenter d'un éclairage moyen. o Inconvénients : "reprise" parfois difficile dans un nouveau bac.
Reproduction interdite. Tous Droits Réservés © 2007 - Paysages-aquatiques.com |
|
|||
| |||||